ACTE III, SCEHE II. 44S
Soit, je TOUS plains : adieu.
M"* CEOUPILLAC.
Non , je te jure Que tu sauras toute mon aventure.
Un Fierenfat, robin de son métier, Vint avec moi connaissance lier,
(Elle court après lui. )
Dans Angoulême, au temps où vous battîtes Quatre huissiers, et la fuite vous prîtes. Ce Fierenfat habite en ce canton Avec son père , un seigneur Euphémon.
BUPHBMOll fils, rerenuit.
Euphémon ?
M"^ CH01TPILLAC.
Oui.
BUPHBIIOR fils.
Ciel ! madame, de grâce.
Cet Euphémon , cet honneur de sa race, Que ses vertus ont rendu si iameux, SeraKt...
M"* GEOnPILLAC.
Eh oui.
BUPHBXOll fils.
Qu<n ! dans ces mêmes lieux ?
M** CROUPILLAG.
Oui.
BUPHISMON fils*
Puis-je au moins savoir.... comme il se porte?
M™" GHOUPIIiLAC.
IÇort bien, je crois.... Que diable vous importe ?
BUPHBMON fils.
Et que dit-on?...
ii46 L'RNFANT PRODIGUE,
M"** GKOUPIlil.AC»
De (fûàf
BUPHÉKON fils.
D un fils aîné Qu'il eut jadis.
M"* CEOUPILLAC.
Ah ! cest un fils mal né, Un garnement I une tête légère, Un fou fieffé 9 le fléau de son père, Depuis long^temps de débauches perdu.
Et qui peut-être est à présent pendu,
SUPHBMON fils.
En Térité.... je suis confus dans l'âme De TOUS avoir interrompu, madame.
M"* CEOUPILLAC.
Poursuivons donc. Fieren&t, son cadet, Chez moi Tamour hautement me fesait; Il me devait avoir par mariage.
BUPHBXOir fils»
Eh bien ! a-t-il ce bonheur en partage ? Est-il à vous?
M™ CEOUPILLAC
Non.; ce fat engraissé De tout le lot de son frère insensé , Devenu riche et voulant l'être «icore.
Rompt aujourd'hui cet hymen qui l'honore. Il veut saisir la fille d'un Rondon, D'un plat bourgecHs, le coq de ce canton.
BUPH^MOll fils.
Que dites-vous? Quoi! madame, il l'épouse?
M"** CEOUPILLAC.
Vous m'en voyez terriblement jalouse.