‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 360 sur 446 · SCÈNE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIERE

LISE, MARTHE

LISE

Ah ! je me sauve à peine entre tes bras. Que de danger! quel horrible embarras ! Faut-il quune âme aussi tendre, aussi pure, D'un tel soupçon souffre un moment Finjure! Cher Euphémon, cher et funeste amant, Es-tu donc né pour faire mon tourment ? A ton départ tu m'arrachas la vie , Et ton retQur m'expose à l'infamie.

(à Marthe.) Prends garde au moins, car on cherche partout.

MAETHB.

J'ai mis , je crois , tous mes chercheurs à bout. Nous braverons le greffe et l'écritoire; Certains recoins, chez moi, dans mon armoire, Pour mon usage en secret pratiqués , Par ces furets ne sont point remarqués; Là, votre amant se tapit, se dérobe Aux yeux hagards des noirs pédans en robe : Je les ai tous fait courir comme il faut, Et de ces chiens la meute est en défaut

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