ACTE V, SCEFE VU. /,8j
Montrons un cœur au-dessus chi eomimni*
AORDOir. -
Soyons hardis, nous somuM» sis contre un*
&ISa, iKoadon.
OuTrez les yeuK, et oonna^sez qui j'aime.
ROirooir.
C'est loi.
FIERENFÂT.
Qui donc ?
LISE
Votre frère.
EUPHÉMON père.
Lui-même.
FIERENFJLT.
Vous VOUS moquez ! ce fripon , mon frère ?
LISE
Oui.
m"*' croupillac.
J'en ai le cœur tout*à*fait réjoui.
RONDON.
Quel changement ! quoi ? c'est donc là mon drAle P
FISRBNFAT.
Oh ! oh ! je joue un fort singulier rôle: Tudieu , quel frère !
BUPHBMON père.
Oui , je l'avais perdu ; Le repentir, le ciel me l'a rendu.
M*"" GROUPILLAC.
Bien à fUropos pour moi.
FIBRBNFAT.
La vilaine ftme !
Il ne revient que pour m'ôter ma femme !
EUPHÉXOlf fils, àFierenftt
Il faut enfin que vous me connaissiez i
4^8 L'ETn^AHT PRODIGTJE,
C'est Tovu , monsieur, qui me la ratissiez.
Dans d autres temps j'airaîa eu sa tendresse.
L'emportement d'une foUeîettn^sse •
M'ôta ce bien dont on doit être épris,
Et dont i'avjais trop-mal cMmu le prix*
J'ai retrouvé y dans ce jour salutaire,
Ma probité , ma maîtresse , mon père.
M'euTirez-vous l'inopiné retour
Des droits du sang et des droits de l'amour?
Gardez mes biens, je tous les abandonne;
Vous les aimez.... moi , j'aime sa personne;
Chacun de nous aura son vrai bonheur ,
Vous dans mes biens , moi , monsieur ,iUns son cœur.
BUPHÉMON père.
Non , sa bonté si désintéressée Ne sera pas si mal récompensée ; Non , Euphémon , ton père ne veut pas T'offrir sans bien , sans dot , à ses appas.
R o 9 D o ir.
Oh ! bon cela.
M~ CROUPILLAC.
Je suis émerveillée, Toute ébaubie, et toute consolée.
Ce gentilhomme est venu tout exprès , En vérité , pour venger mes attraits.
(à Eiiphëmrm fils.)
Vite, épousez, le ciel vous favorise.
Car tout exprès pour vous il a fiiit Lise; Et je pourrais par ce bel accident.
Si Ton voulait, ravoir mon président.
LISB.
(è Rondon.)
De tout mon cœur. Et vous, souffirez, mon père,