‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 406 sur 446 · SCÈNE VIL RAMIRE, ATIDE, IDAMORE · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL RAMIRE, ATIDE, IDAMORE

IDAMORB.

En ce même moment Bénassar vous poursuit, vous, Atide et Zulime. Le péril le plus grand est celui qui m*animt. Seigneur, je viens combattre et mourir avec vous. J ai vu ce Bénassar , enflarmmé de courroux , Aux siens qui lattendaient lui-même ouvrir la porte, Rentrer accompagné de leur fatale escorte, Courir à ses vaisseaux la flamme dans les mains ; Il attestait le ciel vengeur des souverains; Sa fureur échauffait les glaces de son âge* Déjà de tous côtés commençait le carnage ; Je me fraie un chemin, je revole en ces lieux. Sortons.... Entendez-vous tous ces cris furieux.»' D'où vient que Bénassar, au fort de la mêlée , Accuse votre foi lâchement violée?

Des soldats de Zulime ont quitté ses drapeaux; Ils ont suivi son père, ils marchent aux vaisseaux. D où peut naître un revers si prompt et si funeste ?

RAMIRE

Allons le réparer, le désespoir nous reste; Sauvons du moins Atide ; et, le fer à la main , Parmi ces malheureux ouvrons-nous un chemin. Suivez-moi. Dieu puissant! daignez enfin défendre

La vertu la plus pure, et ramoiir le plus tendre.

Suivez-moi^ dis-je.

ATIDB.

O ciel ! Ramire ! Ah , jour affreux!

&JLMIRB.

Si vous vivez I ce jour est encor trop heureux.

VIH nV TEOESISMB ACTS.

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