ACTE I, SCEKE n
La guerre a tout détruit. Fidèle au roi son maître, Mon amant me quitta , pour m'oublier peut-être ; Il partit, et mon cœur qui le suivait toujours, A. vingt peuples armés redemaiida Nemours. Je portai dans Cambrai ma douleur inutile ; Je voulus rendre au roi cette superbe ville ; Nemours â ce dessein devait servir d*appui ; L'amour me conduisait , je fesais tout pour lui. C'est lui qui , d'une fiUe animant le courage , D'un peuple factieux me fit braver la rage. Il exposa mes jours , pour lui seul réservés. Jours tristes , jours affreux qu'un autre a conservés ! Ah ! qui m'éclaircira d'un destin que j'ignore? Français, qu'avez-vous fait du héros que j'adore ? Ses lettres autrefois, chers gages de sa foi. Trouvaient mille chemins pour venir jusqu'à moi. Son silence me tue) hélas 1 il sait peut-être Cet amour qu'à mes yeux Bon frère a fait paraître. Tout ce que j'entrevois conspire à m'alarmer; Et mon amant est mort, ou cesse de m'aimer ! Et pour comble de maux,» je dois tout à aaa frère !
•TAÎSB.
Cachez bien à ses yeux ce dangereux mystère :
Pour vous, pour votre amant, redoutez son courroux.
Quelqu'un vient.
▲nELAÏnB.
C'est lui-même, Àciel!
TÀÎSB.
Gontraignez-vous.
58 ADELAÏDE DU OUESCLIN,