VENDÔME, LB DUC DB NEMOURS, COUCY
SOLDATS, SUITB.
YBNDÔIIB.
Il soupire^ il paraît accablé de regrets.
Son sang sur son visage a confondu ses traits ; Il est blessé sans doute.
H BMOU&S, dans le fond du théâtre.
Entreprise funeste!
Qui de ma triste vie arrachera le reste? Où me conduisez-vous P
VBNDÔMB..
Devant votre vainqueur , Qui sait d*un ennemi respecter la valeur. Venez, ne craignez rien.
UBIEOURS, le toonitnt ren aon écajer.
jfe ne crains que de vivre; Sa présence m'accable , et je ne puis poursuivre. Il ne me connaît plus , et mes sens attendris....
VBNDÔMB.
Quelle voix, quels accens ont frappé mes esprits?
RBKOUR s, le regardant.
M as-tu pu méconnaître ?
VBKd6iIE, TembraMant.
Ah , Nemours ! ah , mon frère !
THilTRB. TOMB II. 5
HEKOtTlifl.
Ce nom jadis si cher, ce nom me désespère. Je ne le suis que irop , ce frère infortuné j Ton ennemi vaincu , ton captif enchaîné.
VBNDÔKB.
Tu n*es plus que mon frère. Ah ! moment plein de charmes! Ah ! laisse-moi laver ton sang avec mes larmes.
( à sa suite. ) Avez-vous par vos soins.... ?
NEMOuas.
Oui, leurs cruels secours Ont arrêté mon sang, ont veillé ^ur mes jours , De la mort que je cherche ont écarté lapproche.
VEN4>ÔMS.
Ne te détourne point, ne crains point mon reproche. Mon cœur te fut connu î peux-tu t'en défier ? Le bonheur de te voir me fait tout oublier. .J'eusse aimé contre un autre à montrer mon courage. Hélas ! que je te plains !
IfBMOUES.
Je te plains davantage De haïr ton pays , de trahir sans remords Et le roi qui t*aimait, et le sang dont tu sors. (3)
VENOÔHB.
Arrête : épargne-moi Tinfâme nom de traître ; A cet indigne mot je m'oublîrais peut-être. Frémis d'empoisonner la joie et les douceurs Que ce tendre moment doit verser dans nos cœurs. Dans ce jour malheureux, que lamitié l'emporte!
ifSMovas.
Quel jour !
VSNOÔKS.
Je le bénis. •