‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 56 sur 446 · VENDÔME, LB DUC DB NEMOURS, COUCY · texte numérisé non relu

VENDÔME, LB DUC DB NEMOURS, COUCY

SOLDATS, SUITB.

YBNDÔIIB.

Il soupire^ il paraît accablé de regrets.

Son sang sur son visage a confondu ses traits ; Il est blessé sans doute.

H BMOU&S, dans le fond du théâtre.

Entreprise funeste!

Qui de ma triste vie arrachera le reste? Où me conduisez-vous P

VBNDÔMB..

Devant votre vainqueur , Qui sait d*un ennemi respecter la valeur. Venez, ne craignez rien.

UBIEOURS, le toonitnt ren aon écajer.

jfe ne crains que de vivre; Sa présence m'accable , et je ne puis poursuivre. Il ne me connaît plus , et mes sens attendris....

VBNDÔMB.

Quelle voix, quels accens ont frappé mes esprits?

RBKOUR s, le regardant.

M as-tu pu méconnaître ?

VBKd6iIE, TembraMant.

Ah , Nemours ! ah , mon frère !

THilTRB. TOMB II. 5

HEKOtTlifl.

Ce nom jadis si cher, ce nom me désespère. Je ne le suis que irop , ce frère infortuné j Ton ennemi vaincu , ton captif enchaîné.

VBNDÔKB.

Tu n*es plus que mon frère. Ah ! moment plein de charmes! Ah ! laisse-moi laver ton sang avec mes larmes.

( à sa suite. ) Avez-vous par vos soins.... ?

NEMOuas.

Oui, leurs cruels secours Ont arrêté mon sang, ont veillé ^ur mes jours , De la mort que je cherche ont écarté lapproche.

VEN4>ÔMS.

Ne te détourne point, ne crains point mon reproche. Mon cœur te fut connu î peux-tu t'en défier ? Le bonheur de te voir me fait tout oublier. .J'eusse aimé contre un autre à montrer mon courage. Hélas ! que je te plains !

IfBMOUES.

Je te plains davantage De haïr ton pays , de trahir sans remords Et le roi qui t*aimait, et le sang dont tu sors. (3)

VENOÔHB.

Arrête : épargne-moi Tinfâme nom de traître ; A cet indigne mot je m'oublîrais peut-être. Frémis d'empoisonner la joie et les douceurs Que ce tendre moment doit verser dans nos cœurs. Dans ce jour malheureux, que lamitié l'emporte!

ifSMovas.

Quel jour !

VSNOÔKS.

Je le bénis. •

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