VENDÔME, NEMOURS, ADELAÏDE
VENDÔME
Connaissez donc enfin jusqu'où va ma tendresse.
Et tout votre pouvoir, et toute ma faiblesse :
Et vous, mon frère, et vous, soyez ici témoin
Si lexcès de l'amour peut emporter plus loin.
Ce que votre amitié, ce que votre prière ,
Les conseils de Coucy, le roi , la France entière,
Exigeaient de Vendôme, et qu'ils n'obtenaient pas,
Soumis et subjugué, je l'offre à ses appas.
L*amour, qui malgré vous nous a faits Tun pour l'autre.
Ne me laisse de choix, de parti que le vôtre.
Je prends mes lois de vous; votre maître est le mien :
De mon frère et de moi soyez l'heureux lien ;
Soyez-le de l'état, et que ce jour commence
Mon bonheur et le vôtre, et la paix de la France.
Vous, courez, mon cher frère, allez dès ce moment
Annoncer à la cour un si grand changement.
Moi, sans perdre de temps, dans ce jour d'allégresse.
Qui m'a rendu mon roi , mon frère et ma maîtresse.
D'un bras vraiment français, je vais, dans nos rempartS|
Sous nos lis triomphans briser les léopards.
Soyez libre, partez, et de mes sacrifices
Allez offrir au roi les heureuses prémices.
Puissé-je à ses genoux présenter aujourd'hui