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ACTE 11, SCÈNE V

Ne craignons rien du peuple, il semble encor douter; Mais si l'idole tombe, il va la détester.

Jurez donc avec moi , jurez sur cette épée ,

Par le sang de Caton , par celui de Pompée ,

Par les mânes sacrés de tous ces vrais Romains

Qui dans les champs d'Afrique ont fini leurs destins ;

Jurez par tous les dieux , vengeurs de la patrie ,

Que César sous vos coups va terminer sa Tie.

CASSIDS.

Faisons plus, mes amis; jurons d'exterminer Quiconque ainsi que lui prétendra gouverner : I ussent nos propres fils , nos frères ou nos pères ; S'ils sont tyrans, Brutus, ils sont nos adversaires. Ln vrai républicain n'a pour père et pour fils Que la vertu , les dieux , les lois , et son pays.

Oui , j'unis pour jamais mon sang avec le vôtre. Tous dès ce moment même adoptés l'un par l'autre , Le salut de l'État nous a rendus parents. Scellons notre union du sang de nos tyrans.

(Il s'avance vers h statue de Pompée. ) Nous le jurons par vous , héros , dont les images A ce pressant devoir excitent nos courages; Nous promettons , Pompée , à tes sacrés genoux , De faire tout pour Rome , et jamais rien pour nous ; D'être unis pour l'État, qui dans nous se rassemble; De vivre, de combattre et de mourir ensemble. Allons , préparons-nous : c'est trop nous arrêter.

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