ACTE III, SCÈNE II
Si la seule équité m'appelle à son secours ; Ma pitié me parait trop sensible et trop tendre ; Je sens trembler mon bras, tout prêt à le défendre; Je me reproche enfin mes bontés et mes soins : Je le servirais mieux , si je l'eusse aimé moins.
ÉGINE
.^lais voulez-vous qii'il parte?
JOCASTE
Oui , je le veux sans doute; C'est ma seule espérance; et, pour peu qu'il m'écoute, Pour peu que ma prière ait sur lui de pouvoir, 11 faut qu'il se prépare à ne me plus revoir. De ces funestes lieux qu'il s'éearte, qu'il fuie; Qu'il sauve, en s'éloignant, et ma gloire et sa vie. Mais qui peut l'arrêter ? il devrait être ici. Chère Égine , va , cours.
SGÈÎSE II.