SCÈNE III
ALZIRE
0 ciel ! anéantis ma fatale existence.
Quoi ! ce Dieu que je sers me laisse sans secours l Il défend à mes mains d'attenter sur mes jours ! Al) ! j'ai quitté des dieux dont la bonté facile I Ma pc<rmcUii>Lt k. matt. ^Ig^ ip o r t,mon seul asile. Eh ! quel crime est-ce donc , devant ce Dieu jaloux , De hâter un moment qu'il nous prépare à tous? Quoi! du calice amer d'un malheur si durable Faut-il boire à longs traits la lie insupportable? Ce corps vil et mortel est-il donc si sacré, Que l'esprit qui le meut ne le quitte à son gré? Ce peuple de vainqueurs, armé de son tonnerre, A-t-il le droit affreux de dépeupler la terre. D'exterminer les miens , de déchirer mon flanc ? Et moi je ne pourrai disposer de mon sang? Je ne pourrai sur moi permettre à mon courage Ce que sur l'univers il permet à sa rage ? Zamore va mourir dans des tourments affreux. Barbares!