AU PAPE BENOIT XIV
Bmo PADRE ,
La Sanlità Vostra pardonerà l'ardire «h« P'^^^^e ,"no dé pm intimifedeli,mauno dé maggiori ammiraton délia Mrtu, d sottomettere al capo délia vera religione questa opéra contro il fondatore d'una falsa e barbara setta.
A ch° potrei più convenevolmente dedicare la satira délia cmdeltà e deglierrori d'un falso profeta, che al vicario ed imitatore d'un Dio di verità e di mansuetudine ?
Vostra Santità mi concéda dunque di poter mettere ai suoi piedi il libretto e l'autore, e di domandare umilmente la sua
. ce que l'éditeur semblait espérer en i742 est arrivé en ndi. La pièce fut représentée alors avec un-prodigieux concours. Les caba c, îles persécutions cédèrent au cri public , d'autant plus qu'o" commençait à sentir quelque Honte d'avoir forcé à quitter sa patne un homme qui travaillait pour elle.
292 RÉPONSE DE BEiNOIÏ XÎY.
protezione per l'uno , e le sue benedizioni per l'aliro. Inlanlo profondissimamente m'inchino, e lebacio i sacri piedi. Parigi, i7 agoyslo 174b.
TRADUCTION
TRÈSSAUfr PÈRE ,
Votre Sainteté voudra bien pardonner la liberté que prend un des plus humbles , mais l'un des plus grands admirateurs de la vertu , de consacrer au chef de la véritable religion un écrit contre le fondateur d'une religion fausse et barbare.
A qui pourrais-je plus convenablement adresser la satire de la cruauté et des erreurs d'un faux prophète , qu'au vicaire et à l'imitateur d'un Dieu de paix et de vérité ?
Que Votre Sainteté daigne permettre que je mette à ses pieds et le livre et l'auteur. J'ose lui demander sa protection pourl'un , et sa bénédiction pour l'autre. C'est avec ces sentiments d'une profonde vénération que je me prosterne, et que je baise vos pieds sacrés.
Paris, 17 auguste 1743.