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SCÈNE PREMIÈRE

ARZACE, AZÉMA.

ARZACE.

N irritez point mes maux, ils m'accablent assez Cet oracle est affreux plus que vous ne pensez •' Des prodiges sans nombre étonnent la nature " Le ciel m'a tout ravi ; je vous perds.

AZÉMA

«7 ,. Ah î pariure '

Va, cesse d'ajouter aux horreurs de ce jour L indigne souvenir de ton perfide amour Je ne combattrai point la main qui te couronne

Des prodige nouveaux qui me glacent d'effroi. Ta barbare inconstance est ie plus grand pour ^oi Achève; rends Ninus à ton crime propice Commence ici par moi ton affreux sacrifice • Frappe , ingrat î

ARZACE.

^'^" ^st trop : mon cœur désesoéré contre ces derniers t raits n'était point préparé ^ous voyez trop, cruelle, à ma douleur profonde '1 ce cœur vous préfère à l'empire du monde ' ^es victoires , ce nom , dont j'étais si jaloux ,' ^ous en étiez l'objet ; j'avais tout fait pour vous • i mon ambition , au comble parvenue usqu'à vous mérilcc avait porté sa vue émiramis m'est chère; oui, je dois l'avouer, otre bouche avec moi conspire à la louer

yi de nos chastes feux protégeait le mystère, est avec cette ardeur, et ces vœux épurés, -e peut-être les dieux veulent être adorés.

464 SÉMIRAMIS

Jugez de ma surprise au choix qu'a fait la reine Jugez du précipice où ce choix nous entraîne ; Apprenez tout mon sort.

AZÉ-MA

Je le sais.

ARZACE.

Apprenez Que l'empire ni vous ne me sont destinés. Ce fils qu'il faut servir, ce fils de Xinus même, Cet unique héritier de la grandeur suprême...

AZÉMA

Eh bien?

AKZACL.

Ce Ninias,qui, presque en son berceau, De l'hymen avec vous alluma le flambeau , Qui naquit à la fois mon rival et mon maître...

AZÉMA

Ninias !

ARZACE.

Il respire, il vient, il va paraître.

AZÉMA

Ninias, juste ciel! Hé quoi! Sémiramis...

ARZACE.

Jusqu'à ce jour trompée, elle a pleuré son fils.

AZÉMA

Ninias est vivant 1

ARZACE.

C'est un secret encore Renfermé dans le temple, et que la reine ignore.

AZÉMA

Mais Ninus te couronne , et sa veuve est à toi.

ARZACE.

Mais son fils est à vous; mais son fils est mon roij Mais je dois le servir. Quel oracle funeste I

AZÉMA

L'amour parle, il suffit : que m'importe le reste.=> Sesordres plus certains n'ont point d'obscurité; Voilà mon seul oracle, il doit être écouté. Ninias est vivant ! Eli bien ! qu'il reparaisse ; Que sa mère à mes yeux attestant sa promesse, Que sou père avec lui rappelé du tombeau.

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