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SCÈNE PREMIÈRE

ÉGISTHE, NARRAS, EURYCLÈS.

NARBÀS.

Le tyran nous retient au palais de la reine,

Et notre destinée est encore incertaine

Je tremble pour vous seul. Ah ! mon prmce , ah ! mon fils\

Souffrez qu'un nom si doux me soit encor permis.

Ah' vivez. D'un tyran désarmez la colère,

Conservez une tête, hélas ! si nécessaire ,

Si longtemps menacée , et qui m'a tant coûte !

EURYCLÈS.

Songez que , pour vous seul abaissant sa fierté, Mérope de ses pleurs daigne arroser encore Les parricides mains d'un tyran qu'elle abhorre

ÉGISTHE

D'un long étonnement à peine revenu ,

le crois renaître ici dans un monde mconnu.

un nouveau sangm'anime,unnouveau30urm'éclair^^

Qui P moi , né deWope ! et Cresphonte est mon père !

Son assassin triomphe ; il c«»^"^^"î^^ '^^Vl^f '', ,

Je suis le sang d'Hercule , et je suis dans le. fers .

N4RB\S.

Plùtaux dieux qu'avec moi le petit-fljs Mdde Fût encore inconnu dans les champs de 1 LMl .

ÉGISTHE

Hé quoi! tous les malheurs auv humains réservés . Faut-il , si jeune encor, les avoir éprouves? Les ravages , l'exil , la mort , l'ignomime Dès ma première aurore ont assiège ma vie. De déserts en déserts , errant , persécuté , J'ai langui dans l'opprobre et dans l'obscurité. Le ciel sait cependant si , parmi tant d'injures .

J'ai p rmis à ma voix d'éclater en murmur. . Malgr^l'ambition qui dévorait mon

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