ACTE V, SCENE II
J'embrassai les vertus qu'exigeait mon malliour;
Je respectai , j'aimai jusqu'à votre misère ;
Je n'aurais point aux dieux demandé d'autre' père ;
Ils m'en donnent un autre , et c'est pour m'outrager.
Je suis fils de Cresphonte, et ne puis le venger.
Je retrouve une mère , un tyran me l'arrache :
Un détestable hymen à ce monstre l'attache.
Je maudis dans vos bras le jour où je suis né;
Je maudis le secours que vous m'avez donné.
Ah ! mon père, ah ! pourquoi d'une mère égarée
Reteniez-vous tantôt la main désespérée?
Mes malheurs finissaient; mon sort était rempH.
NARBAS.
Ah ! vous êtes perdu : le tyran vient ici.