‹ ThéatreChapitre 384 sur 520 · CICÉRON, CATON · texte numérisé non relu

CICÉRON, CATON

CICÉRON

Eh bien ! ferme Caton , Rome est-elle en défense?

CATON

Vos ordres sont suivis. Ma prompte vigilance

A disposé déjà ces braves chevaliers

Qui sous vos étendards marclieront les premiers.

Mais je crains tout du peuple , et du sénat lui-même^

CICÉRON

Du sénat?

CATON

Enivré de sa grandeur suprême , Dans ses divisions il se forge des fers.

CICÉRON

Les vices des Romains ont vengé l'univers ;

La vertu disparaît , la liberté chancelle ;

Mais Rome a des Gâtons , j'espère encor pour elle.

CATON

Ah ! qui sert son pays sert souvent un ingrat.

Votre mérite môme irrite le sénat ;

Il voit d'un œil jaloux cet éclat qui l'offense.

CICÉRON

Les regards de Caton seront ma récompense. Au lorreot de mon siècle , à son iniquité , J*oppose ton suffrage et la postérité.

Faisons notre devoir : les dieux feront le reste.

CATON

E!il comment résister à ce torrent funeste, Quand je vois dans ce temple , aux vertus élevé, L'-nfàmc trahison marcher, le front levé?

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