‹ ThéatreChapitre 425 sur 520 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

IDAMÉ, ZAMTI, ASSÉLL

mAMÉ.

Est-ce vous, époux infortuné?

Notre sort sans retour est-il déterminé ? Hélas! qu'avez- vous vu.'

ZAMTI.

Ce que je tremble à dire.

Le malheur est au comble; il n'est plus, cet empire ! Sous le glaive étranger j'ai vu tout abattu. De quoi nous a servi d'adorer la vertu ? Nous étions vainement, dans une paix profonde , Et les législateurs et l'exemple du monde; Vainement par nos lois l'univers fut instruit : La sagesse n'est rien; la force a tout détruit. J'ai vu de ces brigands la horde hyperborée, Par des fleuves de sang se frayant une entrée Sur les corps entassés de nos frères mourants , Portant partout le glaive et les feux dévorants. Ils pénètrent en foule à la demeure auguste

Page 1