ID4MÉ
Il me faut donc choisir leur perte ou l'infamie!
O pur sang de mes rois, ô moitié de ma vie,
Cher époux, dans mes mains quand je tiens votre sort ,
Ma voix , sans balancer, vous condamne à la mort!
ASSÉLI.
Ah ! reprenez plutôt cet empire suprême
Qu'aux beautés, aux vertus attacha le ciel même;
Ce pouvoir qui soumit ce Scythe furieu?t
Aux lois de la raison qu'il lisait dans vos yeux.
Longtemps accoutumée à dompter sa colère.
Que ne pouvez-vous point, puisque vous savez plaire?
IDAMÉ
Dans l'état où je suis, c'est un malheur de plus.
ASSÉLI.
Vous seule adouciriez le destin des vaincus :
Dans nos calamités , le ciel , qui vous seconde ,
Veut vous opposer seule à ce tyran du monde :
Vous avez vu tantôt son courage irrité
Se dépouiller pour vous de sa férocité.
Il aurait dû cent fois , il devrait même encore ,
Perdre dans votre époux un rival qu'il abhorre;
Zamti pourtant respire après l'avoir bravé ;
A son épouse encore il n'est point enlevé.
On vous respecte en lui ; ce vainqueur sanguinaire
Sur les débris du monde a craint de vous déplaire.
Enfin , souvenez-vous que dans ces mêmes lieux