‹ ThéatreChapitre 480 sur 520 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

aménaïde, fanie.

AMÉNAÏDE

Viens , approche , ô ma chère Fanie !

Vois le trait détesté qui m'arrache la vie. Orbassan par mon père est nommé mon époux !

FAME

Je sens combien cet ordre est douloureux pour vous.

J'ai vu vos sentiments , j'en ai connu la force.

Le sort n'eut point de traits , la cour n'eut point d'amorce

Qui pussent arrêter ou détourner vos pas,

Quand la route par vous fut une fois choisie.

Votre cœur s'est donné , c'est pour toute la vie.

Tancrède et Solamir , touchés de vos appas ,

Dans la cour des Césars en secret soupirèrent :

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