‹ ThéatreChapitre 500 sur 520 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

La scène s'ouvre : on voit AMÉNAIDE a» milieu des gardes; LLS CHEVALIERS, le peuple, remplissent la place.

ARGIRE, à Tancrède.

Généreux inconnu , daignez me soutenir ; Cachez-moi ces objets .. C'est ma fille elle-même.

TANCRÈDE

Quels moments pour tous trois î

AMÉNAÏOE.

O justice suprême.

Toi qui vois le passé , le présent , l'avenir, Tu lis seule en mon cœur, toi seule es équitable ; Des profanes humains la foule impitoyable Parle et juge en aveugle, et condamne au hasard. Chevaliers, citoyens, vous qui tous avez part Au sanguinaire arrêt porté contre ma vie, Ce n'est pas devant vous que je me justifie. Que ce ciel qui m'entend juge entre vous et moi ! Organes odieux d'un jugement inique, Oui , je vous outrageais; j'ai trahi votre loi; Je l'avais en horreui-, elle était tyrannique : Oui , j'offensais un père, il a foicé mes vœux; J'offensais Orbassan, qui, fier et rigoureux, Prétendait sur mon âme une injuste puissance. Citoyens , si la mort est due à mon offense ,

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