‹ ThéatreChapitre 61 sur 520 · ARONS, ALBIN, MESSALA · texte numérisé non relu

ARONS, ALBIN, MESSALA

ARONS , une lettre à la maÎD.

. Je commence à goûter une juste espérance ; Vous m'avez bien servi par tant de diligence : Tout succède à mes vœux. Oui, cette lettre, Albîn , Contient le sort de Rome et celui de Tarquin. Avez-vous dans le camp réglé l'heure fatale ? A-t-on bien observé la porte Quirinale?

L'assaut sera-t-il prêt, si par nos conjurés Les remparts cette nuit ne nous sont point livrés ? Tarquin est-il content? crois-tu qu'on l'introduise Ou dans Rome sanglante, ou dans Rome soumise ?

ALBIN

Tout sera prêt, seigneur, au milieu de la miit.

Tarquin de vos projets goûte déjà le fruit ;

11 pense de vos mains tenir son diadème;

Il vous doit, a-t-il dit, plus qu'à Porsenna même.

ARONS

Ou les dieux , ennemis d'un prince malheureux , Confondront des desseins si grands, si dignes d'eux ; Ou demain sous ses lois Rome sera rangée , Rome en cendres peut-être, et dans son sang plongée. Mais il vaut mieux qu'un roi, sur le trône remis, Commande à des sujets malhenieux et soumis.

ACTl-: m, SCÈNE 11. 93

Que d'avoir à dompter, au sein de l'abondance. D'un peuple trop heureux l'indocile arrogance.

(à Albin.) Allez; j'attends ici la princesse en secret.

( à Mcssala. ) Messala, demeurez.

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