‹ Thébes; la gloire dún grand passéChapitre 44 sur 137 · CHAPITRE VII. LE CHOC DES PUISSANCES · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII. LE CHOC DES PUISSANCES

» pas qu'un seul regarde derrière lui, ni qu’un autre se retourne ; celui qui tombe » ne se relèvera pas. »

« Or, le vil et pervers chef de Khet se tenait au milieu de ses soldats et de ses chars, regardant le combat que le roi (soutenait) seul et n’ayant ni soldats ni chars avec lui, et il recula plein de terreur. Il fit alors avancer des chefs nombreux, suivis de leurs chars et de leurs guerriers exercés à toutes les armes, le prince d’Aratu, celui du Masa, le prince d’Iouna celui du Leka, celui de Dardam, le prince de Karkémisch, le prince de Kïrkasch, celui de Kirbou. Ces alliés de Khet réunis ensemble formaient trois mille chars. II marcha droit devant eux, plus rapide que la flamme.

» Je me précipitai sur eux, pareil à Month; ma main les a dévorés dans l’espace d’un instant, je tuais et massacrais au milieu d’eux. Ils se disaient l’un à l’autre : « Ce n’est pas un homme qui est au milieu de nous, c’est Soutekh le » grand guerrier, c’est Baalen personne. Ce ne sont pas les actions d’un homme, » ce qu’il fait (contre nous) ; seul, tout seul, il repousse des centaines de mille, » sans chefs et sans soldats. Hâtons-nous, fuyons devant lui, cherchons notre » vie, respirons (encore) les souffles! » Quiconque venait pour le combattre sentait sa main affaiblie, ils ne pouvaient plus tenir ni l’arc, ni la lance. Voyant qu'il était arrivé à la jonction des routes, sa Majesté les poursuivit comme le griffon.

» Je tuai parmi eux sans qu’ils me résistassent. J’élevai ma voix vers mes soldats et je leur dis : « Soyez fermes, affermissez vos cœurs, ê mes soldats! » Vous voyez ma victoire et J'étais seul : c’est Amon qui m’a donné la force, > sa main est avec moi (15). »

Voyons maintenant les illustrations. Au Ramesseum, sur le 1°" pylône, le mur Ouest de la tour Nord nous montre le conseil de guerre tenu par le roi au moment où le rapport d’espions qu’on vient de bâtonner révèle l’imminence d’une attaque. Derrière cette première scène, on voit le camp égyptien où les Hittites font irruption et, plus loin, les renforts qui surviennent en bon ordre pour intervenir dans la bataille. A la tour Sud, Ramsès II combat seul environné par les chars ennemis ; leur chef se tient prudemment au milieu des troupes restées inactives à proximité des murs de Kadesh. Sur le 11° pylône du même temple, il y a une autre version de la bataille, où l’on accentue encore la déroute et où nous pouvons voir plus clairement comment, par l’impétuosité de lattaque du roi, l’armée ennemie est jetée dans l’Oronte (fig. 71). Ceux qui sont restés sur l’autre rive, au pied des murs de la ville, aident leurs camarades à sortir de l’eau. Un prince confédéré a été repêché mal en point et on le met la tête en bas pour lui faire rendre l’eau qu’il a bue. De petites inscriptions signalent les personnages importants qui se débattent au milieu de l’Oronte.

Les bas-reliefs les plus complets sont à la face Nord du grand pylône de Louxor. Au massif Ouest, dans la partie de gauche, c’est le conseil de guerre ;

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