‹ Thébes; la gloire dún grand passéChapitre 50 sur 137 · LE COMPTE DES MEMBRES COUPES · texte numérisé non relu

LE COMPTE DES MEMBRES COUPES

du soleil Ramsès. Le cœur des Egyptiens exulte en voyant ses victoires, 1ls l’acclament unanimement... (13). »

Il est possible de compléter ces inscriptions et ces reliefs par l’examen d’une série de représentations qui tapissent les murs extérieurs, principalement au côté Nord. Pour les voir méthodiquement il faut aller jusqu’à l’extrémité du temple et commencer par quelques tableaux gravés sur le mur Ouest et relatifs à la campagne de l’an v. Au premier tableau, les dieux donnent à Ramsès l’ordre d’anéantir les ennemis : « On était venu dire à Sa Majesté : « Les Tahennou » s’agitent, ils font des appels ; 1ls se réunissent et se joignent aux Lebou, aux » Sapdou, aux Mashaouasha ; tous les pays s’assemblent pour nous humilier, » pour fondre sur l'Egypte. »

« Sa Majesté se rendit au sanctuaire du Seigneur universel, pour demander à Amon la victoire, afin que son glaive soit fort en sa main. Le maître des dieux a décrété pour lui la victoire, sa main est avec lui... (19). »

Après cette consécration, le roi s’arme et va chercher les étendards ; c’est le sujet du deuxième tableau ; au troisième, 1l part pour le camp.

La série continue au mur Nord. Le roi est en route, sur son char. Un autre char le précède, surmonté de l’étendard à tête de bélier dont nous avons indiqué précédemment la signification. Au tableau suivant, c’est la charge contre les Libyens ; puis, du haut du balcon, le roi parle à ses officiers ; enfin, c’est la procession des captifs et le dénombrement des membres coupés dont le chiffre atteint douze mille cinq cent trente-cinq.

Les sept tableaux suivants se rapportent à la guerre de l’an virr. Le roi, de nouveau à son balcon, s’entretient avec ses généraux des graves événements qui se préparent. Puis, on voit l’armée qui se met en marche en bon ordre. Avant d’aborder la scène de la bataille, essayons de nous rendre compte d’une manière plus précise du double danger auquel le roi avait à faire face. Les envahisseurs étrangers, après avoir traversé l’Asie Mineure, descendaient les côtes de Syrie, semant autour d’eux l’incendie et la dévastation. Ils avaient réussi à forcer le passage, malgré les résistances locales, et ils poussaient devant eux des fugitifs qui, accompagnés de leurs familles, avaient chargé leurs biens sur des chars traînés par des bœufs et des chevaux. Une flotte composée de . bateaux philistins, djakari et shardanes longeait les côtes, soutenant ainsi l'invasion qui se faisait par terre. Les bas-reliefs figurent les deux phases de la campagne : d’abord la lutte sur terre, puis la bataille navale. Les deux épisodes sont séparés par une scène de chasse au lion. Dans la bataille sur terre, on remarquera un détail particulièrement intéressant : il y a des mercenaires shardanes incorporés dans l’armée égyptienne qui combattent contre les Philistins, faciles à reconnaître par leur grande coiffure de plumes.

Voici comment Daressy a décrit l’important bas-relief de la bataille navale

“H'IVAVN ATTIIVLVA NOAVH LANIOAW (qorso1ouq 1ouq) *6L *OIx

(Phot. Beato.)

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