CHAPITRE IX. LE RÈGNE DU « DIEU BON
et 1l choisit comme un de ses noms : « Celui qui affermit les lois et pacifie les
Deux Terres. » Ce roi a un prénom qui signifie
: «le maître de la Vérité, c’est
Ra ». La persécution d’Aménophis IV contre Amon et la plupart des divinités s’arrête devant Maat. Bien plus, le roi affirme qu’il « vit par la Vérité ».
Horemheb est «celui qui se réjouit de la Vérité», Sethi1 Ie" « se repose sur la Vérité », Meneptah «exulte par la Vérité ».
Nous savons par les classiques que les Egyptiens avaient eu des rois législateurs ; ils attribuent des codes à Sésostris, à Bocchoris, à Amasis, à Darius. Un papyrus de Paris a conservé le préambule du nouveau code de Darius. Ce ne sont que quelques lignes mutilées, mais elles suffisent à montrer que le roi étranger avait fait réunir les savants, les guerriers, les prêtres, les scribes pour se documenter sur la législation antérieure, et avait fait faire, de celle-ci, de nouvelles copies. Hélas! nous n’avons aucun fragment original de ces lois. Des circonstances exceptionnelles obligeaient parfois les souverains à modifier, à compléter les lois ou même simplement à renforcer leur sévérité. Lorsque
Horemheb, après la période troublée qui suivit &
le règne d’Aménophis IV, voulut rétablir l’ordre dans l’empire, il publia un décret dont une partie nous est conservée. Il était gravé sur une stèle de 3 à 4 mètres de hauteur, dressée sur la face Nord de la tour Ouest du x° pylône. Malheureusement, la pierre, rongée tous les ans par les efflorescences de sel, est très abimée. Depuis qu’on l’a copiée pour la première fois, bien des lignes se sont effacées.
Voici quelle était la tournure générale du texte. Le début exalte le zèle du roi à soulager ses sujets malheureux. Désireux de leur venir en aide, il fait appeler son scribe qui « saisis-