‹ Thébes; la gloire dún grand passéChapitre 59 sur 137 · LA SALLE D'AUDIENCE DU VIZIR · texte numérisé non relu

LA SALLE D'AUDIENCE DU VIZIR

quatre nattes. À droite et à gauche, ou plutôt au-dessus et au-dessous, sont les assesseurs, les membres du conseil ; au dehors et au milieu de la salle, les huissiers audienciers font entrer les justiciables. Si la grande inscription qui accompagne cette scène n’était pas mutilée, nous connaîtrions, dans tous les détails, les règlements de l’audience et la compétence du vizir. Nous n’avons malheureusement aucun duplicata. De nombreux passages sont fort obscurs. Maspero a tenté une traduction commentée qui rend parfaitement la physionomie géné- LalCAdeICEATEXTENDIECIQUXE

« Titre : La manière de siéger de l’administrateur de ville, Comte de la cité du Midi et de la résidence, au divân comtal.….

» Quand, pour quelque fonction, le prud’homme-comte donne audience au divân comtal, il siège sur un fauteuil, avec une natte sur le sol, son collet sur lui, un coussin de peau sous ses reins, un coussin de peau sous ses pieds, son sceau d’office sur lui, le casse-tête à la main, quarante volumes en peau de gazelle posés devant lui, les grands des dix du Midi en deux ailes en avant de lui, le chef du sérail à sa droite, le gardien des entrées à sa gauche, les scribes comtaux sous sa main ; à mesure que chacun de tous les gens qui sont devant lui élève la voix, il doit les écouter l’un après l’autre, sans qu’il lui soit loisible d’écouter celui qui est derrière avant celui qui est en tête. » Tout cela se faisait chaque matin dans l’hôtel même du comte : la séance terminée, 1l se rendait au palais et il exposait au souverain ce qui s'était passé. « Lors donc qu'il lui a été fait rapport sur les affaires des deux Egyptes, dans son hôtel, chaque jour, 1l entre au palais en la présence du chef du sceau qui se tient debout au portique septentrional. Tandis que le comte accourt et se présente par la porte du palais, alors le chef du sceau vient à lui en courant et il lui fait son rapport, disant : « Tout ce » qui est de ton ressort est prospère et en bon état, la maison royale est prospère » et en bon état!» « Alors le comte fait son rapport au chef du sceau, disant : » Tout ce qui ést de ton ressort est prospère et en bon état ; toute place de Ia. » résidence est prospère et en bon état, car tous les gardiens de service m’ont » rapporté que les clôtures ont été closes à l’heure réglementaire, puis qu’elles » ont été ouvertes à l’heure réglementaire ». Le comte avait autorité sur le palais puisque c’est lui qui ordonnait d’en ouvrir les portes ; toutefois, comme il résidait dans la ville même, la surveillance directe du palais était confiée, la nuit durant, au chef du sceau, et celui-ci en était responsable vis-à-vis du comte. Le comte, de son côté, devait informer son collègue de tout ce qu’il avait appris sur l’état de Thèbes et de la résidence, et c’était seulement après ce rapport qu’il pouvait faire ouvrir les portes : il y avait là bien certainement une précaution contre les révoltes populaires ou contre les conspirations. Cette formalité accomplie, l’énumération reprenait des actions qui remplissaient la journée. Lorsque des membres de l’administration étaient en cause, le comte lui-même décidait en dernier ressort. « Un prud’homme quelconque en appelle-

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