‹ Thébes; la gloire dún grand passéChapitre 60 sur 137 · CHAPITRE IX. LE RÈGNE DU « DIEU BON · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX. LE RÈGNE DU « DIEU BON

t-il au divân comtal, — si», d'aventure, «quelque crime se produit contre l’un des prud'hommes attachés au divân comtal, alors le comte le fait amener à la préfecture, et c’est le comte même qui se présente pour l’indemniser du dommage qu'il a souffert, légalement. Un prud’homme quelconque est-il condamné à la bastonnade dans le divân comtal, le comte fait le rapport et l’arrêté pour le divân, et le remet pour le compte de l’intéressé.. »

« Lorsqu’un messager quelconque reçoit mission comtale pour un prud’homme, dès que signe lui en a été fait officiellement, il va vers le prud’homme dire le message comtal ; se tenant en la présence du prud’homme tandis que celui-ci dit son message à son tour, il revient ensuite vers l’endroit où il était »,

auprès du comte. tt Se A EN ; 1G. ë (Phot. À. de Malander. EIR EL MEDINEH.

Ce sont les messa- Le temple et son enceinte de briques.

gers comtaux égale-

ment « qui prennent et conduisent à la préfecture les maires et les régents de châteaux ».…

« Chaque acte du comte, lorsqu'il donne audience au divân, » devait être enregistré, transcrit et l’expédition délivrée à la partie intéressée pour valoir ce que de droit. «Que si un des écrits envoyés par le comte, siégeant en tout divan, n’est pas légalisé, alors on le lui apporte ainsi que les registres de ses gardiens, qui portent à la suite le sceau des domestiques et des scribes compétents, et il le compulse ; puis, lorsqu'il l’a vu, il vient à son bureau sceller du sceau comtal, et après qu'il a accordé la légalisation à l’écrit légalement, il le réexpédie à ses gardiens. »

« Lorsqu'un messager aura été dépêché par le comte à quelqu’un qui se plaint, pour le faire venir, si la plainte adressée au comte a rapport à des terres, que le comte l’a assigné devant lui et qu’il doit de plus entendre le préposé aux champs ainsi que les greffiers du cadastre, il lui accorde un délai de deux mois si son champ est dans la terre du Midi ou dans celle du Nord. Que si, au con-

traire, son champ est adjacent à la ville du Sud et à la résidence, 1l lui accorde un délai de trois jours selon la loi, et il entend tout réclamant selon cette loi qui est avec lui. C’est lui qui institue les procureurs des districts cultivés ; 1l les envoie en tournée et ils lui font rapport sur les affaires de leurs districts cultivés, et quand ils lui apportent toute espèce d’actes, c’est lui qui y appose le sceau. C’est lui qui fait le cadastre de toutes les terres communales ; lorsque quelqu’un se plaint, disant : «Nos bornes-limites se sont déplacées » dès qu’on a vérifié que ces bornes sont bien sous le sceau du prud’homme qui en a la garde, lui, 1l opère les opérations du greffe et 1l ramène les bornes à leur place première. Et, en ce qui concerne tous les revenus de la terre ainsi en litige, quiconque venant vers elle aura vu les biens qu’elle contient, devra porter sa plainte quelle qu’elle soit par écrit, mais il ne la portera jamais de vive voix ; on en fera rapport au comte ; après que la plainte adressée au seigneur-roi aura été portée par écrit. C’est le comte qui envoie, qui dépêche tous les messagers du palais, qu’on envoie aux chefs et aux régents de domaines, c’est lui qui fait exécuter toutes les tournées, toutes les missions du palais, c’est lui qui crée les délégués prud? hommes dans les deux Egyptes, dans le Midi et à Nifouoîrou, et ils lui font rapport de tout ce qui se passe chez eux, tous les quatre mois, et 1ls lui soumettent tous les actes écrits qui se font par eux et par leurs greffiers. C’est lui qui fait assembler les soldats qui courent à la suite du seigneur-roi, lorsqu'il va et vient par l’Egypte, c’est lui qui dresse les rôles de corvées qu’il y a dans la ville du Midi et dans le Saïd, selon ce qui est dit au palais, et lui sont amenés les collecteurs du régent des provisions de son divân ainsi que les greffiers des miliciens pour leur donner les instructions relatives aux miliciens. C’est lui qui expédie les gens pour abattre les arbres selon ce qui est dit au palais du roi. C’est lui qui expédie les procureurs des districts cultivés pour établir les canalisations dans la terre entière. C’est lui qui expédie les maires et les régents de châteaux pour le labour et pour la moisson. C’est lui qui établit les chefs des gardes dans le divân du palais royal, et c’est lui qui donne audience aux maires et aux régents de châteaux, institués en son nom, de la Haute et de la Basse- Egypte, et ils lui font rapport sur toute parole, sur toute affaire des arsenaux du Midi, sur toute punition contre la violence. C’est lui qui fait la police de tout nome, c’est lui qui lui donne audience et c’est lui qui expédie des soldats et des scribes du cadastre pour accomplir les prescriptions du seigneur-roi. C’est lui qui établit les bornes-limites de tout nome, de tous terrains en prés, de tous biens de mainmorte, de toute propriété légalement constituée. C’est lui qui rend tout arrêt, c’est lui qui entend la discussion quand un homme vient pour parler contre son prochain. C’est lui qui donne l’investiture à quiconque a de l’avancement à la préfecture, et c’est à lui que viennent tous ceux qui ont procès au palais du roi ; c’est lui qui entend toute ordonnance et tout accroissement des biens de mainmorte, lui qui fixe toutes leurs redevances en oiseaux.

tinction entre pe-

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