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période on ne l’a interprété avec plus d’élégance ét plus desers meté qu’à la xvIII1e dynastie. Il est étrange qu’à notre époque, où en art règne tant d’éclectisme, aucun architecte ne se soit inspiré de ces belles colonnes. À Poteon même, on constate leur rapide décadence. Elles s’alourdissent, s’atrophient ; le sens d’un décor botanique, conservé d’une façon si logique, se perd presque entièrement. Dans la cour de Ramsès II, tous les jolis détails sont noyés dans la masse ; c’est comme un empâtement dont 1l serait facile de montrer la triste progression dans la seconde moitié de la xvIrIe dynastie. I] est vrai qu’on avait obtenu de la sorte des surfaces unies sur lesquelles on pou- | vait encore ajouter des scènes d’adoration, comme si les murs ne suffisaient plus pour répéter à l'infini les phases du rituel. Si nous n’avions que les colonnes de Ramsès II, il serait absolument impossible de reconstituer la genèse du type et d'imaginer la perfection de l’époque d’Aménophis III.
Le regard, après | avoir glissé sur les Fic. 128. (Phot. Gaddis) Louxor. Colonnes de l’hypostyle.
FIG-°127: (Phot. Beato.) Louxor. Cour d’Aménophis III.
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