DEIR EL BAHARI. MUTILATIONS DES RELIEFS
(Phot. Gaddis.)
DANS*TIA CHAPELLE#DE THOUXMES: 1er.
À Karnak, Thoutmès III a construit le grand mur portant le catalogue des offrandes devant un mur d’Hatshepsout, de qui il avait fait effacer l’image. Legrain, lorsqu'il s’en aperçut, démonta complètement le relief de Thoutmès III et transporta bloc par bloc le mur d’Hatshepsout au Nord du sanctuaire des barques, où on peut le voir aujourd’hui (fig. 145). Les merveilleux panneaux ont gardé la plus grande partie de leur coloration originale et nous y retrouvons toute la perfection des quelques fragments restés intacts à Deir el Bahari.
Mais s’il était relativement facile de mutiler des inscriptions, d’effacer des reliefs ou de les dissimuler derrière une construction nouvelle, il était plus malaisé de faire disparaître la paire d’obélisques qu’Hatshepsout avait érigés
FIG. 144. (Phot. Gaddis.) DEIR EL BAHARI.
La grande porte de granit.
au cœur du temple. Thoutmès III ne trouva rien de mieux que de les emmurer.
Actuellement encore on peut constater, malgré les dévastations de cette partie du temple, que l’obélisque du Nord et le socle. de celui dus:
sont enfermés dans les débris d’un massif de maçonnerie.
« L’aventure » d’Hatshepsout nous a fait assister à une rivalité dynastique au sujet de la légitimité du pouvoir d’une reine qui, exceptionnellement avait occupé le trône en qualité de roi. Etudions maintenant une lutte d’un caractère tout différent, entreprise par un pharaon contre le grand dieu Amon de Thèbes.
Dès le début de son règne, Aménophis IV cherche à donner une place éminente dans la religion au culte du dieu solaire sous la forme du disque ou Âten. Il construit à proximité du temple d’Amon de Karnak un édifice pour Aten.
C’est à ce moment-là qu’on pouvait dire : tandis qu’on