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Fic. 168. (Phot. Gaddis) TOMBEAU DE RAMOSE. Groupes de famille.
dévêtues à mi-corps, derrière lesquelles il y a un véritable chœur funèbre. Voyez les attitudes de ces femmes que nous trouvons ensuite accroupies sur le sol. Les mèches de la chevelure en désordre, elles ramassent la poussière pour s’en couvrir la tête en signe de douleur. On a peint les larmes que versent ces professionnelles du deuil; on a su varier les attitudes pour composer ,un tableau qui a vraiment grande allure. Après une théorie de porteurs d’offrandes d’un dessin plutôt banal, il y a un nouveau groupe de pleureuses (fig. 170). Leur regard, leurs gestes montrent qu’elles se tournent vers le catafalque qui était au registre supérieur. La composition du groupe est extrêmement habile ; la différence d’âge — fillette qui court encore dévêtue, jeunes filles et femmes adultes —
a permis de donner à l’ensemble plus de variété qu’on n’en trouve d’ordinaire dans les scènes de ce genre. On regrettera cependant la disposition malencontreuse des cinq silhouettes semblables du centre de l’image ; chacune dépasse à peine la précédente, et leurs grands yeux, vus de face, font un étrange effet. Dans les robes, les plis ont été marqués par des traits de couleur d’après un procédé qui n’est pas fréquent. Le groupe suivant : les porteurs d’offrandes, est d’un bon mouvement. Le cortège se termine par une série de grands personnages qui assistent à l’enterrement de leur collègue et dont les attitudes de dignité calme sont bien rendues. |
Il y a dans la nécropole thébaine tant de jolies peintures qu’il est embarrassant de vouloir se limiter seulement à trois ou quatre quand il s’agit de passer en
CHAT revue les chefs-d’œuvre.
| "RS Nous chercherons cependant
s à nous borner aux tombes
dont la réputation est bien:
établie.
Chez Nakht (n° 52), dont lPaspect d’ensemble n’a pas été trop gâté par les mutilations, il y a quelques charmants morceaux, par exemple les musiciennes, le harpiste, le groupe des dames qui assistent à la fête et que servent de jeunes esclaves. Le chat qui mange un poisson | sous la chaise de sa maîtresse est dessiné avec une maëstria sans pareille (fig. 167). I faut admirer également la jolie composition, si bien balancée de la scène de chasse et de pêche. Le thème remonte aux plus vieilles tombes de l'Ancien Empire, où il serait possible de retrouver presque tous les éléments constitutifs de la scène. C’est, de part et d’autre, le même fourré de plantes maréca-
F1G. 169. (Phot. W.-M. Flinders Petrie.) ‘TOMBEAU DE MENNA. es F. Détail de la scène de chasse. geuses, peut-être les mêmes