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Il y a dans ces vers comme un souvenir de Catulle

Non illi qtdsquam bello se conferet héros, Cum Phrygiî Teucro manabunt sanguine rivi; Troicaqile obsidens lonqinqno mœnia bello Pèrjuri Pelopis vasiabit tertius hseres,... illins egregias viriuies claraque facta Ssepe faiebuntiir griaiorum in funere matrês..i»

« Nul héros ne se comparera à lui (Achille) dans la guerre, lorsque ie sang troyen coulera dans les ruisseaux de Phrygie^et que le troi^ âième descendant du parjure Pélops, dans un long siège, ruinera les murs de Troie. Ses belles vertus, ses éclatants exploits, ies mères ks diront aux funérailles de leurs fils. »

ÎPHïGÊÎîiË.

Je meurs dans cet espoir, satisfaite et tranquille.

Si je n'ai pas vécu la compagne d' Achille,

J'espère que du moins un heureux avenir

A vos faits immortels joindra mon souvenir ; i56o

Et qu'un jour mon trépas, source de votre gloire,

Ouvrira le récit d'une si belle histoire.

Adieu, Prince ; vivez, di^ne race des Dieux.

ACHILLE

Non, je ne reçois point vos funestes adieux.

En vain par ce discours votre cruelle adresse ibôS

Veut servir votre père, et tromper ma tendresse.

En vain vous prétendez, obstinée à mourir.

Intéresser ma gloire à vous laisser périr :

Ces moissons de lauriers, ces honneurs, ces conquêtes,

Ma main, en vous servant, les trouve toutes prêtes. lo-o

Et qui de ma faveur se voudroit honorer^

Si mon hymen prochain ne peut vous assurer ?

Ma gloire, mon amour vous ordonnent de vivre.

Venez, Madame; il faut les en croire, et me suivre.

IPHIGÉXIE.

Qui? moi? que contre un père osant me révolter, i575

Je mérite la mort que j'irois éviter?

Où seroit le respect? Et ce devoir suprême....

ACHILLE

Vous suivrez un époux avoué par lui-même.

C'est un titre qu'en vain il prétend me voler.

Ne fait-il des serments que pour les violer? i58o

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