ACTE I, SCÈNE II
On vous voit moins souvent, orgueilleux et sauvage, Tantôt faire voler un char sur le rivage, Tantôt, savant dans l'art par Neptune inventé, Rendre docile au frein un coursier indompté. Les forêts de nos cris moins souvent retentissent ; Chargés d'un feu secret, vos yeux s'appesantissent. Jl n'en faut point douter : vous aimez, vous brûlez : Vous périssez d'un mal que vous dissimulez, La charmante Aricie a-t-elle su vous plaire ?
HIPPOLYTE
Théramène, je pars, et vais chercher mon père.
j THÉRAMÈNE.
!Ne verrez-voùs point Phèdre avant que de partir, Seigneur?
HIPPOLYTE
C'est mon dessein : tu peux l'en avertir. i4o Voyons-la, puisqu'ainsi mon devoir me l'ordonne. Mais quel nouveau malheur trouble sa chère Œnone ?