ACTE 11, SCÈNE V
HIPPOLYTE
Dieux' qu'est-ce que j'entends? Madame, oubliez-^us Que Thésée est mon père, et qu'.l est voire époux?
PHÈDRE
Et sur quoi jugez-yous que j'en perds la mémoire Prince? Aurois-je perdu tout le som de ma gloire?
Yoici le morceau de Sénèque :
HiPP kmore nempe Thesei casto furis.
PH^D. Hippolyie, sic est : Thesei vultus amo Illospriores, qiios tulit quonclam puer, Quum prima puras barba signaret gênas, - Monstrique cxcam Gnossii vidil domum, Et lonqa curva fila collegit via.
Quistum ille fulsit! Presserant vitt^ comam, Et ora flavus tenera tingebat rubor.
Inerant lacertis mollibus fortes ton, Tuœve Phœbes vultiis, a2it Phœbi mei,
Tuusve potius : talis, en talis fuit, Qiium placuit, sic tulit celsum caput.
In te magis refulget incomptus décor, Est qenitor in te totus ; et torvs^ iamen Pars aligna matrîs miscet ex xquo deeiis. In are Graïo Scythicus apparet ngor.
Si cum parente Creticum intrasses fretum Tibi fda votius nostra iievi^et soror. (5^9.)
FIPPOLYTE.
Madame, pardonnez. J'avoue, en rouissant.
Que j'accusois à tort un discours innocent ' Ma honte ne peut plus soutenir votre vue • Et je vais....
PHZDPŒ.
r . • n^'as trop entendue. 6-0
Je t en ai dit assez pour te tirer d'erreur.
He bien ! connois donc Phèdre et toute sa fureur
J aime. .\e pense pas qu'au moment que je t'aime
Innocente à mes yeux, je m'approuve moi-même;'
M que du fol amour qui trouble ma raison 6-5
Ma lâche complaisance ait nourri le poison
Objet intortuné des vengeances célestes
Je m'abhorre encor plus que tu ne me déteste^^
^^f^^'^fV'' ^^^I^i^^^qui dan; mon flanc
Ont aUume le teu latal à tout mon sang ^; 680
Tovos 7:yîv Tf;/o£ xal xcû'~':v -/ôcrov. (590-2.)
Et toute la tirade (372-430). Sénèque :
Fugienda petimus. Sed rriei non sum poteiu. (696.) de'moi.'^'''''' ii^aisjenesuis pas maitres^c
/>a nostrx fata cognosco domus. (695.) • Je reconnais moi-même Je destin de ma maison. .