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PARTIE DU CHŒUR

(Esther entre, s'appuyant sur Élise ; quatre Israélites soutiennent sa robe*.)

ASSUÉRUS

Sans mon ordre on porte ici ses nas^ 'uel mortel msolent vient chercher le trépas 9 * ardes.... C'est vous, Esther? Quoi? sans être attendue?

ESTHER

es filles, soutenez votre Reine éperdue, î me meurs -,

(Elle tombe évanouie.)

i. Cuyueregiofulgeret habitu et invocasset omnium rectorem et Ivatorem Deum, assiimpsii duas fnmulas — w .,. J

nsustmens, - altéra autem famularum m«ebatnr dom^I 2

U portant a queue de sa r.L.. t-u trainait à terre ' CUMque Hevasset fa<^m et ardentilm. oculU furorem pectoris

ÊSTHËR.

Dieux puissants ! quelle étrange pâl^.UT- De son teint tout à coup efface la couleur ? Esther, que craignez-vous? Suis-je pas votre frère ! Est-ce pour vous qu'est fait un ordre si sévère? Vivez, le sceptre d'or que vous tend cette main, Pour vous de ma clémence est un gage certain*. t)4c

ESTHER

Quelle voix salutaire ordonne que je vive, Et rappelle en mon sein mon âme fugitive ?

ASSUÉRUS

Ne connoissez-vous pas la voix de votre époux? Encore un coup, vivez, et revenez à vous.

ESTHER

Seigneur, je n'ai jamais contemplé qu'avec crainte L'auguste majesté sur votre front enipreinte : Jugez combien ce front irrité contre moi Dans mon àme troublée a dû jeter d'effroi 2.

indicasset, Regina cornât, et in pallorem colore mutato, lassum supe ancillulam reclinavit caput. {Esther, XV, 10.) „ , , , , t

« Le Roi, ayant levé le visage, et manifesté par l'éclat de ses yeux 1 colère de son cœur, la Reine tomba; la pâleur envahit son temt, et eli pencha sa tête défaillante sur l'épaule de son esclave. » , . ,

1 Convertitque Deus spiritum Régis in mansueiudinem, et festini ac metuens exsiluit de solio, et sustentans eam ulnis suis donecredir. ad se, his verbis hlandiebatur. - Quid habes, Esther? Ego sum f rat tuus noli metuere. - iVon morieris : non enim pro te, sed pro ommb^ hœc lex constitua est. - Accède igitur et tangc /^'^i^^^'"^'^^ [f^^^^ XV 11-14 ) « Dieu changea le courroux du Roi en douceur. Effraye, s'élanca rapidement de son trône, et la soutint dans ses bras, jusqu ce qu'dle revînt à soi : et il lui adressait de douces paroles : Esthe qu'as-tu? Ne crains rien : je suis ton frère. Tu ne f «^^^^f P^^^* loi a été établie pour tous, mais non pas pour toi. Approcbe-toi don et touche mon sceptre. » , mt^iurh

2. iiu^ respondit : Vidi te, Damne, quasi angelum Det, et conturb

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