ACTE 10, SCÈNE I
^ MITHRIDATE
^ Ma volonté, Prince, vous doit suffire.
Obéissez. C'est trop vous le faire redire. gao
PfifARNÂCË.
Seigneur, si pour vous plaire il ne faut que périr, Plus ardent qu'aucun autre on m'y verra courir. Combattant à vos yeux, permettez que je meure.
MlTflKIDATE.
Je vous ai commandé de partir tout à l'heure
Mais après ce moment.... Prince, vous m'entendez, 965
Et vous êtes perdu si vû Js me répondez.
pharNace.
Dussiez-vous présenter mille morts à ma vue* le ne saurois chercher une fille inconnue. Via vie est en vos mains.
MITHRIDATE
Ah î c'est où je t'attends.
Fu ne saurois partir, perfide, et je t'entends. le sais pourquoi tu fuis l'hymen où je t'envoie : [1 te fâche en ces heux d'abandonner ta proie; W^onime te retient* Ton amour criminel Prétendoit l'arracher à l'hymin paternêL Si l'ardeur dont tu sais que je l'ai recherchée, 975 Si déjà sur son front ma couronne attachée* Si cet asile même où je la fais garder, Si mon juste courroux n'ont pu t'intimider. fraître, pour les Romains tes lâches complaisances M'étoient pas à mes yeux d'assez naires offenses : 980 Il te manquoit encor ces perfides amours Pour être le supplice et l'horreur de mes jours*
MITHRIDATE
Loin de t'en repentir, je vois sur ton visage
Que ta confusion ne part que de ta rage :
Il te tarde déjà qu'échappé de mes mains gSt
"^-j ne coures me perdre, et me vendre aux Romains.
Mais avant que partir*, je me ferai justice :
Je te l'ai dit.