‹ ThéaÌ‚tre choisi de RacineChapitre 69 sur 456 · Ot' [XOl* TOÔ' £11:0? ÀUTTpÔV ixOÙbi · texte numérisé non relu

Ot' [XOl* TOÔ' £11:0? ÀUTTpÔV ixOÙbi

xal navTÔç sjxol ôavàTOu \iBi^oy. (V. 272, 275.) ,

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Sïjv-Yàp (piXt'av c7£6d[X£ŒÔa. (V. 277-279.) "Ayou {X£ ffùv col, TTpôç e£63V, dyou xàTO). (V. 282.) 'AirwÀdixYiV dtp', £Ï jx£ ôï] lei^ei^, yuvai. (V. 386.)

« Hélas ! ces paroles que j'entends sont tristes pour moi et plus dures • que toute mort. » — « Car, toi morte, je ne serai plus. Que je vive ou non, cela ne dépend que de toi, et ton affection m'est sacrée. » — « Emmène-moi avec toi, par les dieux, emmène-moi avec toi sous terre. » — « Je péris, si tu m'abandonnes, ô femme ! »

2. Perrault avait raison en un sens quand il disait de la tragédie d'Euripide que « cela n'était point du tout au goût de son siècle ». Il pouvait louer Quinault d'avoir accommodé le sujet au goût du jour.

3. Alceste seule est traitée d'épouse surannée. Et l'épithète tombe plus peut-être sur le mariage que sur la femme, le siècle « étant accoutumé à ne voir sur le théâtre que des amants jeunes, galants et qui ne sont point mariés » ; l'amour conjugal n'était plus qu'un senti- Xient gothique et ridicule.

4. Perrault ajoute « qui pleure sur son lit le souvenir de sa virginité », tîacine n'a pas relevé ces mots qui jettent un ridicule sur un passage

PRÉFACE DE RACINE

première fleur de son âge, expire pour sou jeune époux* )).

Ils reprochent encore à Alceste qu'elle a deux grands enfants à marier. Gomment n'ont-ils point lu le contraire en cent endroits, et surtout dans ce beau récit où l'on dépeint (( Alceste mourante au milieu de ses deux petits enfants, qui la tirent, en pleurant, par la- robe, et qu'elle prend sur ses bras l'un après l'autre pour les baiser ^ » ?

Tout le reste de leurs critiques est à peu près de la force de celles-ci. Mais je crois qu'en voilà assez pour la défense de mon auteur. Je conseille à ces Messieurs de ne plus décider si légèrement sur les ouvrages des anciens. Un homme tel qu'Euripide méritoit au moins qu'ils l'examinassent, puisqu'ils avoient envie de le condamner. Ils dévoient se souvenir de ces sages paroles de Quintihen : (( Il faut être extrêmement ^ circonspect et très retenu à prononcer sur les ouvrages de ces grands hommes, de peur qu'il ne nous arrive, comme à plusieurs, de condamner ce que nous n'entendons pas. Et s'il faut tomber dans

touchant (v. 177), mais qu'il n'eût lui-même pas osé peut-être faire passer en français.

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