Euripide
n. O'jz àya[xaL Taux' àv6pô; àpi^zétùç'
'Ayà[j.£ [j,vov, 'Atoeu;.
ôv-f^TÔ; yàp è'cpu;* y.àv )xi\ ab ôsXriç, Ta 6s wv ouiro) pouAofxsv' è'o-Tai. (28-53.)
« Je n'aime pas ce langage dans la bouche d'un homme puissant. Atrée ne t'a pas mis au monde, Agamemnon, pour ne connaître que le bonheur. Tu dois avoir des joies et des peines, car tu es homme ; et tu aurais beau ne pas le vouloir, telle est la volonté des dieux. »
2. « Dans une langue aussi faite, aussi fixée déjà que l'était la nôtre au temps de Racine..., l'invention en fait de langage ne peut plus ! guère consister que dans les alliances de mots et dans les tours.... On ' s'aperçut, dit Louis Racine..., que le poète, en inventant, non des mois, mais des alliances de mots et des tours de phrase, faisoit pour ainsi dire une Unique nouvelle. » (Lexique de Racine, p. xiv.) « Quels mal^ ^ heurs dans ce billet tracés », est une de ces alliances de mots hardies \ et heureuses qui disparaissent dans l'harmonie générale du style.
3. Sainte-Beuve trouvait que « le style de Racine rase volontiers la prose ». On peut voir un exemple de cette parfaite simplicité de langage dans ce demi- vers et dans le vers qui précède.