ACTE 1, SCENE î
AGAMEMNON
Tu vois mon trouble; apprends ce qui le cause, Et juge s'il est temps, ami, que je repose. Tu te souviens du jour qu'en Aulide assemblés Nos vaisseaux par les vents sembloient être appelés. Nous partions; et déjà par mille cris de joie 45 Nous menacions de loin les rivages de Troie. Un prodige étonnant fit taire ce transport : Le vent qui nous flattoit nous laissa dans le port *. Il fallut s'arrêter, et la rame inutile
Fatigua vainement une mer immobile^. 5o