‹ ThéaÌ‚tre choisi de RacineChapitre 81 sur 456 · ACTE I, SCÈNE · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE

Le bras déjà levé, menaçoient mes refus.

Je me rendis, Arcas; et vaincu par Ulysse,

De ma fille, en pleurant, j'ordonnai le supplice. 90

Mais des bras d'une mère il falloit l'arracher^.

Quel funeste artifice il me fallut chercher !

D'Achille, qui l'aimoit, j'empruntai le langage.

J'écrivis en Argos, pour hâter ce voyage 2,

Que ce guerrier, pressé de partir avec nous, gS

Youloit revoir ma fille, et 'partir son époux.

ARCAS

Et ne craignez-vous point l'impatient^ Achille?

1. Ce vers a été souvent mal compris, et opposé à tort aux vers 129 et 149. En réalité, l'artifice imaginé par Agamemnon n'est que pour faire venir Ipliigénie au camp avec sa mère. Il les attend toutes 'deux. Et alors seulement il pourra séparer la fille de la mère : à Mycènes, jamais Glytemnestre ne se fût laissé arracher Iphigénie. M. B. Duryer Wordword a fort bien expliqué le sens.

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