MÉTHODE THÉOLOGIQUE
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Retour sur l'histoire de la théologie, et enseignement général qui résulte de cette histoire. Disposition du xix* siècle pour la théologie. — Sujet de la leçon , la Méthode : importance de la méthode dans toutes les sciences. — La méthode théologique doit résulter de la nature même de la théologie; elle doit être une méthode historique et phi-
TABLE OëS MàTjEHfcS. /|93
losophique. — Méthode historique : origine ei développements des dogmes ; réfutation des explications rationalistes; examen des hérésies; les caractères divins du dogme. — Méthode philosophique : le dogme est la véritable explication, la vraie philosophie de Dieu et de r homme ; conception des mystères ; limites et règle de cet ordre de conception ; les trois degrés de la philosophie chrétienne. — Contre-épreuve de la philosophie catholique par l'examen et la réfutation du rationalisme. — Idée complète de la démonstration catholique.
QNQUIÈME LEÇON.
Page 105 à 128.
Point de départ de la démonstration de Texistence de Dieu dans la conscience formée par le christianisme. — Opinion de quelques philosophes qui regardent l'existence de Dieu comme un objet de pure foi : ce qu'il y a de vrai, ce qu'il
Îr a d'erroné dans cette opinion. — Les démonstrations de 'existence de Dieu ne sont point inductives, mais déductives. — L'idée de Dieu est le fond de la raison humaine : sans l'idée de Dieu nous ne pouvons rien concevoir ; nous ne pouvons ni penser, ni parler. — Toutes nos notions de vérité , de bonté , de beauté , toutes les aspirations de notre âme, démontrent Dieu. — Nouvelle démonstration de l'infini personnel et distinct du monde , ou de Texistence de Dieu : la conscience et ses éléments ; le fini , l'infini et leur relation; l'infini cause libre du fini. — Avec ces idées nous sont données les existences, les réalités. — L'idée de l'infini étant l'idée de la perfection absolue, implique l'idée de l'infini personnel et distinct du monde. — Examen de la tentative de Hegel pour identifier le fini avec l'infini. — La personnalité n'est point une borne en Dieu.
THiODICÉES DE PLATON ET d'ARISTOTE. Page 129 h 154.
Résumé de la leçon précédente. — Nécessité de constater la puissance de la raison humaine laissée à elle-même par rapport à la connaissance de Dieu ; les faits ; l'antiquité ; Platon et Aristote. — Théodicée de Platon : les trois foc-
h^h TABLE DES MATIÈRES.
leurs de Texistence : les idées , E^u , la matière première ; rapports entre ces trois principes : les idées séparées de I>ieu , et la matière étemelle , nécessaire , incréée. — Conséquence de cette théorie : bornes à l'intelligence et à la puissance divines ; altération profonde de la Traie notion de l'infini. — Théodicée d'Aristote : le monde né» eessaire, étemel et étemel lement organisé; la matière inséparable de la forme et de Tindividualité ; quoiqne le principe du mouvement soit inhérent au monde, le monde a besoin d'un moteur. Dieu moteur du monde ; il le meut comme cause impulsive et attractive , et sans le connaître. — Conséquences de cette théorie : Dieu n'est pas la cause efBciente du monde , il n'en est que la cause finale ; négation de la Providence , la fatalité. — Jugement sur ces théories : leur vice radical ; le christianisme seul a pu combler les lacunes qu'elles offrent.
HISTOUkE DB LA THÉODICÉE CH&ÉTIESrsrE. Pa«« 1»S it 177.
Retour sur la conclusion de la leçon précéiJente. — Éclectisme chrétien applique aux doctrines de Tancienne philosophie. — Développement des preuves de l'existence de Dieu sous l'influence du chiistianisme. — Saint Augustin : ses idées sur la préparation nécessaire pour élever l'âme à la connaissance de Dieu ; sa méthode démonstrative ; analyse de ses arguments ; l'élément principal des considérations augusliniennes est uniquement chrétien. — Ce qui manque à l'argumentation de saint Augustin. Saint Anselme : analvse de la démonstration donnée dans le Mofiologlum. Progrès de la preuve.
SUITF. DE l'hISTOIRK DE LA THÉODICÉE CHRÉTIENNE.
Page 178 à 900.
Retour sur la leçon précédente. — Nouvelle preuve de l'existence de Dieu, donnée par saint Anselme dans le Pmshgium. — Les grandes preuves de l'existence de Dieu au moyen âge ; saint Thomas. — Descartes : un mot sur sa méthode ; ses trois preuves de l'existence de Dieu; jugement sur la troisième ; les deux premières constituent la grande preuve cartésienne ; analyse de cette preuve ;
comparaison de cet argument avec ceux de saint Augustin et de saint Anselme ; caractère spécial de la démonstration cartésienne ; son rapport avec les autres preuves de Texistence de Dieu; sa force triomphante de toutes les difficultés.
BSSSirCB ET PE11FBCTIOM8 lUTINES.
Page 201 à 219.
La raison moderne poursuit une conception de Dieu plus parfaite que la conception chrétienne ; vanité de ses efforts. — H suffit de bien concevoir la nature divine poui- être à l'abri des erreurs du rationalisme. — Point de départ dans les vérités établies jusqu'ici. — Pour connaître Dieu, il faut approfondir l'idée de la souveraine perfection ; principe fécond recelé dans cette idée. — Ce principe nous conduit à exclure de Dieu ia multiplicité , la diversité y la composition , la dualité , la niaticre , la fornie , la succession , le temps, toute manière d'être particulière et déterminée. — Dieu ne peut être l'ensemble de l'univers et la vie universelle. — Après nous avoir ajppris ce que Dieu n'est pas , le principe posé nous enseigne ce qu'iL est : L'unité absolue , l'asséité et l'essence divines ; la simplicité , l'éternité y l'immutabilité, l'immensité de Dieu. — Nécessité de cette notion.
BiSTOimE DU DOGME DE LA lUINITlé. fagt 220 à 245.
L'intelligence aspire à une connaissance distincte de Dieu ; c'est par le oogme de la Trinité qu'elle y arrive. — Marche du rationalisme par rapport à ce dogme ; importance qu'il y attache aujourd'hui. — Histoire du dogme de la Trinité ; il ne faut pas chercher son origine dans les doctrines théologiaues et philosophiques de l'ancien monde. — ^L'Inde ; idée générale de la civilisation indienne et de l'état actuel de nos connaissances à ce sujet. —Deux époques dans la religion hindoue , l'époque védique et l'époque héroïque. — Cosmogonie du Riç-Véda; cosino-
§onie de Manou; dogme fondamental de la religion hinoue à sa première époque. — ^Trimomti ; son origine , sa signification. — La Grèce et Platon : à quelle époque on
2l96 TABLE DES MATIËBBS.
a commencé d^ attribuer une tiinité à Platon ; contradiction des divei*s interprètes ; Alcinoûs ; Nnménius d'Apa:méc ; Plotin ; Pi*oclus. — But de ces diverses théories de la Trinité. — Sentiment des Pères sur la trinité platoni* que. — La question doit ctre résolue d'après les écrits authentiques de Platon ; vains efTorts pour y trouver une trinitc. — Conclusion générale de toutes ces recherches; le dogme chrétien étant contradictoire aux théories antiques n'en peut être une transformation.
ORIGINE OU DOGMR DE LA TRINITlI. Pag* 246 à 265.
Résumé de la leçon précédente. — L'origine du dogme de la Trinité est dans la révélation et les écritures divines. — Preuves : le baptême et sa formule ; les enseignements du divin maître ; les témoignages des apôtres. — Doctrine de TAncien Testament sur la Trinité ; jîourquoi celle doctrine y est présentée d'une manière obscure. — Communication des doctrines hébraïques aux autres peuples. — Preuves de la perpétuité et de rimmutabiiité du dogtne de la Trinité dans le christianisme.
DOUZIÈ.AIE LEÇON.
HÉRÉSIES AXTITniMTAl&ES.
Page 200 à 266.
Deux développements de la doctrine révélée ; le développement catholique et le développement hérétique. — Mouvement de fusion de rorientalisnie et de l'hellénisme avec le christianisme ; de là le gnosticisme et les hérésies antitrinitaires. — Le juif Philon; son système et son influence sur les sectes antitrinitaires. — Le sabellianisme ; caractère et tendances de cette hérésie. — Arius ; son caractère et sa doctrine. — Saint Athanasc; idée de la controverse dont ce grand homme fut le principal auteur; le concile de Nicée; nouvelle preuve de la perpétuité et de riinmutabilité du dogme catholique. — Macèdonius et sa secte; le concile de Constantinople. — Foimule complète de la foi chrétienne touchant la Trinité ; harmonie de cette formule avec renseignement des Écritures. — L'Église, en combattant les hérésies antitrinitaires, a servi la cause de la raison et de Thumanité.
TABLE DES MATIÈRES. UOl
THiomiB DU DOGME DE LA TBINITÉ.
Page 291 à Sl2.
L'incompréhensibilité des mystères ne condamne pas la raison à l'inertie. Principe de saint Augustin ; efforts continus des saints docteurs pour s'élever à la conception du mystère de la Trinité. — Nécessité de concevoir en Dieu des propriétés et des opérations de puissance , d'intelligence et d'amour. — Le terme , l'objet essentiel de ces propriétés et de leurs opérations est Dieu lui-même. — Les opérations divines et les trois Personnes. — Notions qui découlent du mystère. — Ce qui arrive quand on refuse d'admettre le mystère de la Trinité et ses notions. — Résultats principaux de ce dogme , base essentielle du christianisme.
HISTOIEB DU DOGME DE LA CEEÀTION.
Page 313 à 334.
Nécessité d'étudier Dieu dans ses rapports avec la création. — Histoire du dogme de la création. — Doctrines théologiques du polythéisme *. le syslcme de l'émanation d'après le Mânava-Dharma-Sâstra ; appréciation de ce système. — Doctrines philosophiques : les premiers philosophes grecs ; Platon et Aristote ; les alexandrins ; conclusion générale ; l'idée de la création ne se trouve pas dans le monde polythéiste. — Origine du dogme de la création dans la révélation : l'Ancien et le Nouveau Testament; la tradition ecclésiastique; le quatrième concile général de Latran; idée du dogme et sa formule.
TRiOEIB DU DOGME DE LA CRÉATION. Page 335 à 353.
Trois solutions du problème de l'origine des choses ; le dualisme, le panthéisme, le dogme chrétien. — La contradiction , et les suites funestes des deux premières hypoH thèses sont démontrées. — Le dogme chrétien , seul
acceptable par la raison , ne présente aucune contradiction; il satisfait à toutes les conditions du problème. — Théorie de la création : le monde en Dieu ; la science divine du fini distincte de la connaissance que Dieu a de lui-mcme ; la simplicité divine n'est point altérée par l'idée du fini qui est en Dieu. — L'acte créateur. — La création ne perfectionne pas Dieu; le mcmde est nécessairement fini.
RAPPORTS DE DICU ET DU MONDS. P»Ce 354 i 274.
Retour sur la théorie de la création. — L'arcbétrpe du
monde ; ses conditions. — Liberté de Dieu. — La création n'est jamais nécessaire ; solution des difficultés. — Motif de la création. — Un mot sur l'optimisme. — La conservation du monde est une création continue. — Loi du monde et fin des êtres. — Le monde matériel. — Le monde spirituel. — Perfections de Dieu relatives au monde; la Providence.
PHILOSOPHIE DR l' ABSOLU.
Page 375 h 395.
Résultat de toute bonne théologie. — Le dogme chrétien est contesté par le rationalisme. — Nécessité d'examiner les systèmes qu'il lui oppose. — Les deux nations philosophes des temps modernes , la France et l*Allemagne. — Utilité de commencer celte étude par les systèmes allemands. — Ordre à suivre. — Unité de la philosophie allemande, malgré la diversité de ses systèmes; son origine; ses principes généraux; ses principaux résultats ; opposition absolue entre cette philosophie et le christianisme. — Origine immédiate de Tidéalisme subjectif de Fichte, de l'idéalisme objectif de Schelling, du système purement logique de Hegel. — Fichte; but de sa théorie; point de départ ; le ntoi créateur et unique réalité ; le moi individuel et le moi absolu ; applications des principes posés. — Notion de Dieu d'après ce système. — Réfutation du principe fondamental de cette théorie.
TABLE DES MATIÈRES. kW
DIX-HUmÈME LEÇON.
SUITE DE LA PHILOSOPHIE DE l' ABSOLU.
Page 396 à 417.
Point de départ de Schelling ; il place la nature avant Tesprit. — La nature est vivante; elle est le premier développement de r absolu , et ne doit jamais être séparée de lui. — Loi du développement de Tabsolu. — Comment l'absolu arrive à Pintelligence et à la liberté. — Loi do progrès indéfini. — L'absolu n'existe que par son développement dans la nature et dans l'esprit. — Observations générales sur cette théorie. — Il faut chercher dans Hegel les preuves qui manquent dans Schelling. — Méthode et métaphysique de Hegel. — Point de départ dans la pure abstraction. — Élimination de toutes les idées corréla»tives. — UÉtre^néant; le devenir. — Applications du principe. — Réfutation de Hegel. — Impossibilité d'expliquer le mouvement logique et réel de l'être, de rendre raison de la réalité. — Le devenir est l'infini , ou le Béant absolu; dans les deux hypothèses la théorie de l'absolu croule ; réponse aux difficultés de Hegel . — La théorie de l'absolu n'est que le niliilisme.