PREFACE
La question que remue le plus profondément la pensée y et dont la solution ébranle ou consolide les bases du monde moral , est celle de Dieu. En effet 9 tout découle de la notion de Dieu. Le droit et le devoir^ le bien et le mal ; les espérances et les craintes; les consolations et le désespoir; la force et la faiblesse de Thomme ; la religion ^ la morale y la philosophie; tout, en un* mot , dérive de Tidée plus ou moins pure , plus ou moins vraie que Ton se forme de la Divinité.
Des philosophes et des écrivains chrétiens, en Allemagne et en France , ont dévoilé le vrai caractère du rationalisme, et montré Técueil où viennent échouer ses spéculations. Un mot a été prononcé, celui de panthéisme ; et ce mot a paru aux esprits qui ne s'arrêtent pas à la superficie des dioses , mais qui veulent en pénétrer le fond , le symbole véritable du rationalisme. Ce mot est resté, et il est passé dans toutes les bouches.
Qu*est-il arrivé alors? Le rationalisme a-t-il accepté une discussion qui aurait pu éclairer Topi-