‹ Théodora, impératrice de ByzanceChapitre 6 sur 28 · LE PALAIS SACRK DI- BYZANCE · texte numérisé non relu

LE PALAIS SACRK DI- BYZANCE

l'avait fait reconstruire, était une merveille d'arehitecture savante et de somptueuse décoration. Sous la haute coupole qui couvrait la rotonde, les marbres multicolores et les mosaïques d'or mêlaient leurs tons éblouissants; sur le sol, les porphyres, les jaspes, les serpentines, les onyx et les nacres, s'enroulant en ingénieux replis, seuil)laient couvrir la terre de lapis précieux, où des fleurs de pourpre étaient semées dans Tépaisseur des gazons ; sur les murailles, de j^rands tableaux de mosaïques représentaient les victoires impériales, les généraux présentant au I)asileus les rois vaincus et les trésors conquis, et parmi les courtisans et les sénateurs en liabit de fêle, adorant leur maître comme un dieu, Tliéodora en grand costume de cour, debout aux côtés de son époux. Plus loin, au delà des salles des gardes, le grand Ctitisistoriuni n'était pas moins splendide. C'était la salle, du trône, où Tempereur donnait les audiences solennelles, recevait les ambassadeurs et les cadeaux des souverains étrangers. Trois portes d'ivoii e y donnaient accès, garnies de merveilleuses portières de soie, auxquelles correspondaient, sur l'autre muraille, trois portes d(? bronze ciselé. Les parois resplendissaient de l'éclat des métaux précieux, le sol était couvert de tapis somptueux ; au fond de la pièce, dressé

l'iMPKIIATRICE TIIKODOïlA

sur une estrade où Ton montait par trois marclies de porphyre, entre deux Victoires aux aileeéployées qui tenaient des coure luies de lauriers, le trône impérial, tout constellé de pierreries d'or, était placé sous une coupole d'or que sou tenaient quatre colonnes. A coté, s'ouvrait h grand Tricliniu/?i , où se donnaient, aux jours d( fête, les festins d'apparat. En ces jours-là, sur lee tables di'apées de pourpre, on disposait les piécee du somptueux service que Justinien avait fait exécuter, les vases précieux étincelants de pierreries, les plats d'or où, parmi les bas-reliefs racontant des victoires, était ciselée l'imaore de rempereur. Et telle était la magnificence du décor, la beauté des costumes, les recherches delà bonne chère, que les barbares admis à Taudience ou à la table impériale, éblouLs, stupéfaits, croyaient, selon le mot d'un poète de l'époque, en franchissant le seuil du palais, entrer proprement au ciel.

Au-dessus des appartements qui formaient la Chalcé, et relié à eux par une suite de cours, de galeries, de larges escaliers se développant à ciel ouvert, un autre palais, celui de Daphné^ dressait sur la colline ses hautes terrasses et les deux étages de ses bâtiments. Des substr^ctions colossales, dont aujourd'hui encore les débris

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