‹ Théodore de Banville, 1823-1891Chapitre 112 sur 141 · Scène 7, p · texte numérisé non relu

Scène 7, p

Le Pégase effrayant lancé comme un obus.

les drapeaux des Invalides sont désignés par une périphrase dont l'abbé Delille eût sans doute été jaloux :

Ces signes des batailles Troués par les entailles Que laissent aux pennons Les durs canons x ;

et les bienfaits des chemins de fer sont célébrés dans cette strophe

étrange :

... chaque rail est la porte Par où vient à nos bazars

La cohorte Des huîtres et des homards2.

Ce sont là de petites maladresses dont il ne faut pas exagérer l'importance ; elles auraient suffi, à la vérité, pour compromettre le succès d'une innovation que pouvait, seule, imposer une œuvre parfaitement écrite ; mais, à côté de ces fautes de style évitables, il en est d'autres auxquelles était fatalement condamnée la revue, telle que Banville la concevait ; la faiblesse de l'exécution ne fut pas la seule cause de son échec.

Les deux critiques de Paris insistent avec raison sur deux scènes fâcheuses, celles qui prétendent railler Courbet et Berlioz. Ils leur reprochent d'être profondément injustes et de manquer absolument d'à-propos : on les croirait, dit X. Aubryet, écrites en 1850 :

Pour quelle raison Courbet figure-t-il dans la revue de 1852? Il y a deux ans de la grande clameur qu'il a soulevée... et j'achevais à peine ma rhétorique lorsque les petits journaux turlupinaient la musique de Berlioz.

Un peu plus haut, il avait fait une allusion assez cruelle à la comédie

des Philosophes :

Réalista n'est autre que le fac-similé de Courbet devenu la victime

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