‹ Théodore de Banville, 1823-1891Chapitre 123 sur 141 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

L'Œuvre en prose et les derniers vers

]. — LE VETIT TRAITE DE POESIE T7{AJ\ÇJUSE. — Qu'il était à l'origine un ouvrage scolaire, un livre de vulgarisation. — Analyse du Petit Traité. — Que tout l'intérêt en est concentré en quelques pages.

Définition de la poésie. — Conclusions qu'en tire Banville ; insuffisance de son développement. — Absence regrettable d'une théorie sérieuse du rythme et de la rime. — Que Banville ne confond pas la rime riche et la rime juste. — Que la rigueur excessive de ses prescriptions tient au caractère scolaire du livre.

Théorie de la strophe. -•- Les » curiosités poétiques » et les poèmes à forme fixe. — La seconde édition du Petit Traite : attaques contre les symbolistes. — Inconséquences et timidités de l'ouvrage.

BIBLIOGRAPHIE. — Le Petit' Trailé de poésie .française parut d'abord en articles séparés dans I'Echo de la Sorbonne (cf. infra) et fut publié la même année (1872) dans la Bibliothèque de l'Echo de la Sorbonne (in-180 s. d.). Il fut réédité en 1881 dans la bibliothèque Charpentier. De nombreux exemples ont été ajoutés au chap. n de cette seconde édition et une importante modification a été apportée au chap. vin.

En même temps que les Idylles prussiennes, paraissait, au lendemain de la guerre, un livre que l'on cite souvent : c'est le Petit Traité de poésie française. Armand Silvestre le trouvait « admirable »\ et Leconte de Lisle, sans aller jusqu'à soutenir « que tout le vers était dans la rime.», reconnaissait néanmoins, et c'est là le principe fondamental du Petit Traité, « que la rime est la raison d'être du vers français » 2. Par contre, Guyau, dans les Problèmes de l'esthétique contemporaine, s'attaque à ce modeste opuscule avec un acharnement injuste et presque attristant ;

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