CHAPITRE IV
La seconde Manière funambulesque
I. — BALLADES JOYEUSES, RIMES DORÉES, OCCIDENTALES. — Dans quel ordre faut-il étudier les recueils postérieurs aux Exilés ï — Les Trentesix Ballades joyeuses. — Que le titre en est justifié, mais que l'humeur de Banville s'assombrit entre 1861 et 1869. — Qu'il imite Villon en apparence, mais Rabelais en réaliié. — Causes de l'infériorité du livre.
Les Rime* dorées. — Etudes de types populaires. — Caractère nouveau de l'inspiration de Banville. — Hostilité contre la société. — Que sa poésie ne devient pas, à la fin de l'empire, plus amère, mais plus militante.
Les Occidentales. — Banville républicain. — Ses rapports antérieurs avec l'empire.
Les réformes de 1868 et l'opposition libérale. — Les ultramontains. —
Opinions de Banville sur l'Inquisition et le concile du Vatican. — La loi militaire du maréchal Niel; que Banville était excusable en la combattant. — Les travaux d'Haussmann et l'opinion. — Attaques de Banville ; spéculateurs et « cocottes » ; l'opérette ; le Petit Crevé. — Jugement d'ensemble sur la polémique des Occidentales. — Que le ton n'est pas celui des premières Odes funambulesques et que les procédés sont très différents. — Pourquoi la supériorité des Occidentales n'apparaît pas clairement 283
II. — LES IDYLLES PRUSSIENNES. — Qu'elles ne représentent pas un « accident » dans l'œuvre de Banville. — Rapports avec les Odes funambulesques et les Exilés.
Que les Idylles prussiennes visent exclusivement la Prusse, et plus particulièrement Guillaume, Moltke et Bismark. — Le Prussien est pour Banville un aspect odieux du Bourgeois.
Les assiégés. — Les « folastreries » du Siège. — L'Ane, Un vieux Monarque. — L'hellénisme et les figures mythiques dans les Idylles prussiennes.
La revanche. — Comment l'a conçue Banville. — Socrate et sa Femme épilogue des Idylles prussiennes. — Protestations contre Renan. — Pourquoi les Idylles prussiennes ne pouvaient-elles avoir qu'une influence médiocre 308