Cf. J. Lemaître, les Contemporains, t
2. Cf. Clair Tisseur, Modestes observations sur l'art de versifier, et R. de Souza, U Rythme poétique.
5. Studien ïiber den Reim bei Th. de Banville Ein beitrag \ur Gcschiclite dur fran-osichen Verstechnik, von Dr Heinrich Grein. Kiel, Robert Cordes, 1905.
caractère qui permit des distinctions rigoureuses. Il a donc établi « l'échelle » suivante (Reimskala) :
i° Assonance : rime où la dernière voyelle ou diphtongue n'est ni suivie, ni précédée de consonnes identiques dans chaque vers : feu-jeu, roi-moi, etc. ;
2° Rime suffisante : rime où la dernière voyelle ou diphtongue n'est pas précédée de la consonne d'appui mais est suivie d'une ou plusieurs consonnes identiques dans chaque vers : amour-jour, rendre-tendre ;
3° Rime riche : rime où la dernière voyelle ou diphtongue est précédée de la consonne d'appui : amie-endormie, bouvreuil-chevreuil ;
4° Rime double (Doppelter Reim) : rime où la consonne d'appui est précédée dans chaque vers de la même voyelle ou diphtongue : prètendre-douce et tendre, lassons-passons ;
S° Rime double-riche (Doppeltreicher Reim) : rime où la consonne d'appui est précédée dans chaque vers d'une consonne et d'une voyelle ou diphtongue identiques : les passions-nous passions, boniment-fourniment. On voit par ces exemples ce qu'il faut entendre par rime triple, triple riche, quadruple, etc.. M. Grein a relevé jusqu'à une rime sextuple (plus haute que l'Himalayapièces que lima Laya).
Disons tout de suite que ce n'est pas dans les Exilés, où Banville n'a jamais dépassé la rime triple. Encore cette dernière estelle fort rare. Voici, d'après le relevé de M. Grein, dans quelles proportions se retrouvent dans ce recueil les divers types de rimes :
i° Alexandrins