‹ Théodore JouffroyChapitre 14 sur 21 · ET LES RÉSULTATS · texte numérisé non relu

ET LES RÉSULTATS

C'est devant des hommes presque aussi jeunes que lui, pour la plupart, et intelligents, ardents, que Jouffroy prononçait en 1826 les paroles que je viens de rapporter.

L'article de 1827 est la première leçon d'un des cours que faisait dans sa chambre le professeur privé de sa chaire. Il y avait là, au témoignage de Sainte-Beuve, qui en était, « des camarades du maître, des médecins depuis célèbres, une élite studieuse des salons, plusieurs représentants de la jeune et future pairie » ; il y avait, avec Sainte-

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Beuve, Damiron, Duchâtel, Vîtet. Ce que Jouffroy avait en vue dans ses cours privés, qui ont eu lieu de 1822 à i828, il nous l'a appris lui-même : c'était « le perfectionnement de ses idées », et pour cela une revue des sciences dites philosophiques. Durant ces six aunées, «il donna successivement pour objet à son enseignement — nous dit-il — chacune des principales sciences dont se compose la philosophie ; de la sorte la psychologie, la morale, la logique, le droit naturel et politique, l'esthétique, la philosophie de l'histoire, la religion naturelle repassèrent en détail sous les yeux de son esprit, qui put les approfondir à loisir et y trouver la confirmation ou le démenti certain des résultats auxquels une première revue de ces mêmes sciences {de 1816 à 1820) l'avait conduit ».

Il déclare que « ces résultats furent tous con-

firmes, en même temps que déterminés avec plus de précision » . Il est donc satisfait. C'est le moment où il devient maître de sa pensée, du moins dans les sciences particulières, et il nous dit qu'à ces résultats de ses réflexions il crut alors « pouvoir se fier sans autre réserve que celle qu'impose à tout esprit le sentiment de sa faillibilité et des bornes de Fintelligence humaine * ».

De ces travaux il nous reste quelques articles parus dans le Glohe et tout un cours, le Cours d^ Esthétique'^.

Les articles parus dans le Glohe ou dans VEncyclopédie moderne sont écrits avec un soin extrême : ce n*est plus la parole, avec ses jets spontanés, son abandon, ses détours, ses reprises. Il y a une tenue correcte, une

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