CHAPITRE XXIX. S-JJ
aue nous nous sommes arrachés l'un et l'iiutre de cette île infortimée, qui manque de l'énergie nécessaire pour assurer son indépendance. Don Fédérigo, vous avez fait de votre aimable garde-malade une baronne de iSeuhoi; mais les créanciers €t les parens de votre père se sont partagé votre baroimie située en \Vestpha(ie; ■veuillez donc accepter de la main duii ancien et fidèle serviteur, ce qu'il peut vous offrir en ce moment. Depuis que les forces réimies de Gènes et de la France m'ont forcé de m'éloigner de la Corse, je suis colonel au service de ^S^aples, grade que je dois à la réputation que je me suis acquise dans les armes. Lorsque j^ippris par la fidèle et honnête Aima que vous vous trouviez à Livourne, je demandai une audience secrète au roideNaples, qui m'honore d'ime faveur toute parriculière. Ce brevel de colonel dans la garde, est le résultat de mon entrevue avec sa majesté: il vous 2;aranlit de toute persécution de la part dos Génois, et vous assure une honorable exLs-
tence dans le royaume de Naples, qui eSt «n paradis terrestre.
Je reconnais Men là Tactive sollicitude -d'un véritable ami! s'écria Fiédéric en embrassant Giafferi et \e serrant sur son cœur.
Aima l'embrassa à son tour, et Frédérîc s'écria avec allégresse i — Je possède une épouse fidèle ^t un ami éprouvé ! que manque-t-il à mon bonheur. Ab! si mon père était heureux, je préférerais mon sort à celui qui m'attendait sous le diadème ensanglanté de la Corse.
t:HA.PITRE XXX.