‹ Théodore, le roi d'étéChapitre 18 sur 120 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

%avai\lage de son liote prouvaient qu'il était un personnage plus important qu'il n'avait cru; mais mille questions sur l'origine de sa grandeur se croisaient dans sa tête, et il n'y trouvait pas de réponse. Pendant qu'il se promenait dans sa chambre les bras croisés, ses yeux tombèrent sur quelques papiers placés sur une console, où celui qui avait habité ce logement avant lui , les avait laissés. La feuille apparente était un manifeste imprimé, en tête duquel figuraient ces mots : Nous, doge, gouverneurs et procureurs de la république de Gènes... Elleattira d'abord son attention ; il lut avec un étonnement qui alla toujours croissant :

« Sur la nouvelle qui nous est parvenue qu'un petit bâtiment marchand a débarqué dans le port d'Aléria , de notre royaume de Corse, un individu vêtu d'un costume asiatique, lequel, par les artifices des chefs des mécontens, a réussi à se rendre agréable au peuple eu lui dishi- -buant des armes, de la poudre et quel-

Sa THÉODORE, LE BOI d'eTÉ.

ques petites monnaies et en lui promettant des secours plus que suffisans; que cet individu forme plusieurs projets contraires au repos que, pour le bien de nos sujets, nous avons tant à cœur de rétablir; informés en outre par des personnes dignes de foi des qualités et de la condition dudit individu , nous apprenons qu'il est né sur les frontières de la Westphalie, et se dit le baron Théodore de Neuhof.... »

- — C'est mon père ! s'écria le jeune homme dans son joyeux étonnement , et il continua de lire.

«Qu'il s'est fait passer dans plusieurs endroits pour un chimiste et pour un homme qui possède nombre de secrets.... »

Mais la lecture devenait de plus en plus désagréable, car la sérénissime république , dans son indignation , qui lui semblait très légitime, accablait le nouveau prétendant des plus sanglans outrages. Frédéric sourit à la vérité de l'accusation articulée contre son père, d'avoir abandonné son fils sans secours;

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