‹ Théodore, le roi d'étéChapitre 41 sur 120 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

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suffire pour vous délivrer entièrement de la honteuse dépendance où vous tiennent ces païens !

— Elle n'est, à la vérité, pas suffisante pour cela, reprit Théodore en comptant d'un œil satisfait les riches lettres de change; cependant, je ne te cacherai pas, mon fils, que ce secours inattendu me vient fort à propos. Mes caisses étaient à sec , et Tunis faisait des difficultés pour les remplir, parce que l'on pense que je suis déjà assez puissant pour subvenir à mes besoins eu levant des contributions. J'aurais été dans la nécessité d'en venir à quelques mesures sévères que je me réjouis de pouvoir me dispenser de prendre, ou dont, au moins, je puis beaucoup modérer la rigueur. Tu as doublement bien mérité de l'état; je te nomme donc colonel de la cavalerie, et je songerai à te donner encore une autre récompense plus digne de toi et de moi.

Ces paroles prononcées de nouveau d'i m ton tout -à-fait royal, firent naître dans

rame de Frédéric, livré aux plus alarmantes appréhensions, un sentiment d'autant plus pénible qu'il commençait à apercevoir plus distinctement la brillante misère dans laquelle vivait son père ; et lorsque le gentilhomme de la chambre, de service, vint annoncer, pour le conseil secret, d'un ton respectueux et solennel, le chancelier, comte HiacintlioPaoli, le garde-des-sceaux, comte Sebastjani Costa et le grand tréso rier, Marquis de Matra, Frédéric s'éloigna, le cœur oppressé.

CHAPlTilE IX. II

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