‹ Théodore, le roi d'étéChapitre 43 sur 120 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

sachiez, cria-t-il à ses gens de son ton de capitaine, celui d'entre vous qui, à compter de ce moment, volera seulement un navet, mourra de ma main! Maintenant, en avant : allons demander des armes au comte Giabicomi, afin que nous puissions combattre pour notre sauveur.

Il se mit à la léte de sa horde qui le suivit, et Frédéric se dit: — Je crois que j'ai fait une bonne œuvre, car partout l'homme n'est ni complètement méchant ni parfaitement bon , et souvent la confiance fait déjà naître la vertu.

— Bien parlé, mon cher fils blanc î dit une aigre voix de femme , et Frédéric recula épouvanté en voyant entrer en haletant dans sa tente un horrible spectre féminin couvert de haillons, qu'il reconnut au premier coup-d'œil pour Wlaska.

Je viens te faire mes remercîmens, lui dit-elle en glapissant, et l'émotion qu'elle éprouvait rendit son laid visage plus hideux encore. Tu as agi comme un brave gentilhomme ; tu as accordé leur pardon à

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notre bon capitaine et à dix-sept braves Bohèmes. Sois assuré que Wlaska n'oubliera jamais cela, tu en seras récompensé.

— Est-ce toi qui m'en récompenseras?

dit Frédéric en souriant avec fierté.

— Regardes-tu cela comme impossible?

reprit la vieille du ton du reproche. Là, là; toujours de la présomption et un dédaigneux orgueil, surtout depuis qu'il est devenu une façon de prince; il n'y a plus moyen de causer avec lui. Comme si , placé dans une classe inférieure, on ne pouvait pas rendre service à plus grand que soi î Si maintenant, par exemple, je t'amenais la petite Aima pour te tenir compagnie dans ta tente, je serais sans doute la bonne mère Wlaska; mais c'est ce que je ne ferai point, car nous tenons à l'honneur, et la chère enfant est destinée à quelque chose de plus élevé qu'à être ta maîtresse pendant une semaine.

— Aima est ici ? demanda le jeime homme avec vivacité!

— Eh! eh! voyez donc! s'écria Wlaska,

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