‹ Théodore, le roi d'étéChapitre 46 sur 120 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

Le siège de Bastia traîna en longueur, chose extrêmement fâcheuse pour Théodore qui, bien qu'il exerçât un pouvoir absolu dans toute l'île, à l'exception de quelques ports, et qu'il ne manquât nr d'hommes ni de vivres, se trouvait dans le cas de vérifier l'assertion de MontecucuUi: « pour faire la guerre , il faut « de l'argent, de l'argent, et encore de l'ar- « gent». Les Corses, réduits à la misère par l'horrible administration des Génois, par leur paresse originaire et leurs dissensions intestines, ne pouvaient fournir, pour le combat de la liberté, que leurs.

IQ.6 THÉODORE, LE ROI d'ÉTÉ.

bi'as. On manquait d'artillerie de sièges' plusieurs bâtimcns qui apportaient de Fargent et des munitions furent pris par les Génoii; les lettres de change d'Olympia étaient escomptées depuis long-temps; les subsides de Tunis n'arrivaient plus; Bastia au contraire recevait par mer, de Gènes, tout ce qu'il lui fallait pour faire une vigoureuse résistance, même de l'eau, et Théodore ne trouva d'autre expédient que de convoquer uiie assemblée générale des notables, à Sartena, dans le diocèse de I.a Rocca, afin d'aviser aux moyens de sauver l'état. Pour donner à cet acte tout l'éclat possible, il fut tenu, pour l'ouverture de l'assemblée des notables, un chapitre que le roi venait d'instituer.

Les cloches retentirent dans les airs pour appeler à la cathédrale les chevaliers et le peuple, et devant le quartier de Frédéric parut, pour inviter l'héritier du trône à se rendre au chapitre, vni héraut vêtu d'une cotte-d'armes bleu ciel , déxîoré de l'écusson de l'ordre, portant la justice ar-

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